Batman Returns
3.6
Batman Returns

Jeu de Dentons et GameTek (1993 · Amiga)

La version Amiga de Batman Returns reste celle sujet à controverse. Gametek, la boîte de développement, avait envoyé en guise d'amuse-bouche des screens issu de la version PC du jeu pour faire sa communication. Tromperie sur la marchandise, on se retrouve avec un brawler tellement mal foutu qu'il en vient à concurrencer la version Lynx déjà bien carabiné du jeu. Comme pour celle sur portable, je commence par les bons points. La musique est cool, même si malheureusement c'est toujours la même piste durant chaque niveau, excepté à l'écran-titre et aux diverses images interzones racontant le déroulement de l'histoire (second point positif). Du coup, celle ingame tape vite sur le système quand les autres offrent un changement bien venu. Et c'est tout ce qu'il y a à tirer de correct du jeu.


Premier choc : la physique du jeu. Sorte de croisement entre une apesanteur lunaire et un dessin animé Astérix où les gaulois dopés envoyait voler dans les airs ces pauvres soldats romains, difficile de ne pas faire une tête d'ahuri devant les premières réactions du personnage et des ennemis lors de la prise en main. Le saut marsupilamiesque du héros n'a d'égal que la gestion des collisions face aux adversaires faisant du ping-pong avec la raquette Batou. Ça vole dans tout les sens et réussir à atteindre sa cible voltigeante est aussi simple que faire le funambule sur une corde au-dessus du vide en ayant trois grammes à chaque bras.
Du coup on tape du poing et du pied, essayant de maraver tout ce qu'on peu, faisant occasionnellement une enchaînement de roulade à l'animation aussi raide qu'un parpaing à laquelle il ne manquerait plus que le bruitage d'une boule de bowling faisant un strike contre les quilles du Red Triangle Circus. Le résultat est aussi confus qu'hilarant ou déprimant selon les points de vues.


On traverse du coup quatre niveaux particulièrement longs, remplis d'ennemis sautillant dans tout les sens, de boss à la vie quasi infinie et de séquences plateformes rocambolesque vu la maniabilité "up, up and away" du personnage. Et t'as trois foutus vies pour le terminer sinon retour à la case départ. OK. Rien à foutre je mets vies infinis. Je dois être mort au moins 150 fois dans tout ce putain de jeu de toute.
Histoire de lister ce qu'il reste à aborder, la direction artistique un poil superdeformed est risible, les deux premiers niveaux sont identiques avec un simple reskin du décor de fond, les quelques items collectibles n'offrent que peu de changements (et ce foutu caniche qui t'annihile ton super batarang de badass...) et le boss final à la capacité de t’enchaîner jusqu'à la mort si il réussi à venir au contact sans que le jeu te laisse l'opportunité de pouvoir te libérer de ton agresseur.


OK. Le chef de projet a eu des problèmes d'enfance et passe toute sa rage enfouie en lui dans un jeu pourri histoire de faire payer les gosses qui n'ont rien demandé ou ce truc a juste était designé par des incompétents/crétins/farceurs/sadiques/dépressifs (cochez l'option de votre choix) ? Un bon point à celui qui trouve la bonne réponse.

auty
2
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le 5 juil. 2016

Critique lue 101 fois

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