Battlefield 6 — Une campagne solo finie à la va-vite

Heu… c’est quoi cette campagne solo finie à la pisse ? Le constat est brutal, mais difficile à éviter : le jeu est visuellement daté, sans âme, et j’ai presque honte de le dire, mais "Call of Duty" faisait bien mieux. RIP BO7

Une campagne sans émotion ni ambition


Dès les premières missions, le ton est donné : aucune émotion, aucun souffle épique. Les missions s’enchaînent dans une impression de déjà-vu constant, recyclant une décennie d’idées usées et d’immondices morales en matière de scénarisation.


Là où un Battlefield 1 ou un Bad Company 2 savaient proposer des récits simples mais marquants, BF6 échoue à provoquer la moindre étincelle. Les personnages, autrefois mémorables (souvenons-nous de ceux de BFBC2 ou BF4), sont ici totalement effacés. Et les rares tentatives de “spectacle” tombent à plat : faire exploser tout l’écran ne suffit pas à créer de l’intensité, encore moins de l’émotion.


Des références… mais rien à raconter


Certes, les développeurs n’ont pas oublié leurs racines. Quelques références bien placées rappellent les anciens opus : une mission en char évoque BF3, un barrage qui explose rappelle les parties multijoueur de BF4… mais ce ne sont que des clins d’œil nostalgiques, sans réelle substance.


On a plus l’impression d’assister à un hommage fatigué qu’à une véritable vision. Résultat : une campagne qu’on subit plus qu’on ne savoure. Peut-être ai-je vieilli, ou peut-être est-ce simplement que mon sens critique s’est affûté après tant d’années de jeux similaires.


Un “retour aux sources” trop paresseux


Après l’échec de 2042, on aurait pu espérer un renouveau. Au lieu de ça, BF6 contourne les vrais problèmes en se réfugiant derrière un simple “retour aux sources”. L’intention est bonne, mais le résultat manque de cœur. On a l’impression d’une équipe qui ne sait plus faire que du multijoueur, et qui bâcle tout ce qui n’en est pas.


Espérons que la licence finira par retrouver son envol, sans nous “RendeZooker” la gueule une fois de plus.


Le multijoueur : du bon, mais sans éclat


Côté multi, rien d’infâme. C’est plus exigeant que 2042, avec un ressenti qui se rapproche de BF3, saupoudré d’une touche de Bad Company 2. Agréable à jouer, certes, mais loin d’être révolutionnaire.


En revanche, l’interface et la personnalisation des armes sont un véritable calvaire. Combien de clics pour accéder à une simple modification ? C’est lent, confus, frustrant. Les cartes, elles, sont correctes sans briller. Une “Lévolution” minimale, une grue qui s’effondre (sans panache), et peu de surprises. Même Hardline faisait mieux sur ce point.


Conclusion


Battlefield 6 ressemble à une imitation maladroite de Call of Duty : ça fonctionne, mais ça manque cruellement d’identité. Ce qui était autrefois une série à part entière semble aujourd’hui ne plus savoir pourquoi elle existe.


Au moins, petite touche d’humour : la musique de Battlefield Heroes dans le shooting range. Un clin d’œil qui rappelle qu’il y a encore, quelque part, une étincelle de ce que fut autrefois Battlefield.



Mode battle royale

Mon dieu que c’est moche, toute la DA de Battlefield ressemble à celle de Call of Duty. J’en ai marre de faire des comparaisons, mais là, c’est navrant. La boutique, quel enfer, on nous prend vraiment pour des pigeons. Ce n’est pas en changeant la colorimétrie de deux skins que le jeu écoute vraiment ses joueurs. Ce sont les joueurs qui se sont habitués à être des pigeons, à l’affût des miettes de pain. Nous sommes tombés dans les mailles d’un engrenage bien récalcitrant. BF3, mon amour, nous as-tu donc abandonnés ? Vince Zampella, retourne chez Activision, par pitié… (Le simple fait que ces skins — bien qu’ils aient été changés assez rapidement — ont été créés en dit long sur les prochaines tentatives.)


(Outre cette petite blague, BF6 a pris un tournant drastique, mélangeant deux univers qui se concurrencent, au regret de me dire que cette dite concurrence n’existe plus. Call of Duty aura eu raison de Battlefield. Cela n’est que mon propre avis, bien évidemment. Inutile de venir gratter du pain ici, car étant un pigeon comme tout le monde, je les ai déjà dévorés.)

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le 11 oct. 2025

Modifiée

le 30 oct. 2025

Critique lue 77 fois

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