Dans Big Ambitions, notre personnage débarque dans la Grosse Pomme, prêt à créer un empire commercial et à devenir un grand patron du Nasdaq, que LFI veut manger à son 4 heures.
Avec l'aide de notre Oncle Tutorial, nous apprenons les rudiments du métier, en commençant comme chauffeur-livreur, puis très vite comme employé d'un petit magasin, avant de nous étendre assez rapidement à plusieurs franchises. Au fur et à mesure que notre empire s'agrandit, il nous faudra automatiser les tâches grâce aux nouvelles compétences et aux nouvelles embauches disponibles.
Big Ambitions a un souci : le titre colle parfaitement aux limites du jeu lui-même. Vouloir mélanger une sorte de Sims, dans une ville GTA-esque (ou au moins ouverte), avec un jeu de gestion avancé, tout ça avec un budget modeste, c'est en effet avoir de "Big Ambitions" !
Sans surprise (?), le jeu montre vite ses limites : les tâches étant très rébarbatives, il est impératif de les automatiser. Une fois automatisées, il ne vous reste plus qu'à acheter d'autres enseignes (sur le même principe que ce que vous avez fait dans les premières heures, mais en plus gros) ou à optimiser votre automatisation des tâches.
Vous avez aussi la possibilité de vous lancer dans la production à partir de matières premières. Cela ne change pas fondamentalement les mécaniques, mais c'est un bon "money sink" pour allonger la durée de vie du jeu.
Oui, mais voilà : toute la partie "fais ma maison de Sims" et "vis dans la ville" est très limitée. S'il est amusant, un temps, d'aller au parc faire quelques tractions ou à la fête foraine pour faire un tour de manège, partout le budget limité du jeu se ressent : toutes les interactions sont ultra-limitées et sans animations dédiées, et en dehors de la nourriture, qui fait remonter la barre de satiété, il n'y a rien de vraiment interactif. De fait, toute la partie "Sims" s'essouffle très vite. Le problème, c'est qu'il n'y a rien pour prendre la relève.
Ce n'est pas "grave" : en 20 à 30 heures, vous pourrez faire une partie intéressante, mais tout l'endgame est raté par manque de moyens. Il existe, mais n'a aucun intérêt puisqu'il fait moins bien qu'un jeu de gestion classique, sans apporter la plus-value promise par l'open world.