BioShock Infinite par Jeremy Coifman
Et qui est véritable Chef d'oeuvre, ni plus, ni moins. Des premiers instants à la magistrale conclusion, j'ai été pris dans un tourbillon émotionnel intense. Rare sont les jeux à me faire ressentir ce genre de sensations (The walking Dead était de cette trempe).
Pendant le premier acte, j'ai eu un peu peur. Bien que magnifiques et enchanteurs, mes premiers pas ressemblaient un peu trop à ceux effectués sur bioshock, premier du nom.
Puis un personnage allait changer la donne, Elisabeth, d'une grâce absolue, et qui en plus d'être un personnage à part entière, auquel on s'attache, apporte au gameplay la dose de fraicheur dont le titre avait besoin.
La ville dans les nuages de Columbia est sublime, et la découverte est comme celle de rapture en son temps, un grand moment de gamer. L'attention portée au détail,la vie qui grouille, l'architecture, les petits films muets qu'on regarde, les affiches, nous immerge grandement, on est dans un autre monde.
Les combats sont plus dynamiques et les temps d'explorations sont bien gerés. Alors oui, c'est plus ou moins le même système que dans bioshock (les plasmides ont changé de nom), mais la base était bien rodée, Ken Levine et son équipe ont préféré broder des petites nouveautés autour d'une base de gameplay, l'intention est compréhensible (même si peu risqué, il faut le reconnaitre)
Enfin, et c'est surement le plus important, le scénario, d'une grande richesse est maitrisé de bout en bout. Les surprises abondent, c'est intelligent, et ça dit beaucoup de choses interessantes sur l'amerique d'hier et d'aujourd'hui. Le jeu n'a pas peur de parler d'esclavage, de politique interventionniste ou de société de consommation. Mais il n'oublie pas d'être fun en mêlant des thèmes qui sont chers à mon coeur de cinéphiles et de lecteurs (je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler).
C'est complexe (parfois jusqu'à l'abstraction), ça ne prend pas le joueur pour un bovin, bref j'en parle vite et mal, car je suis sous le coup de l'émotion finale, mais un grand grand jeu.