Du point de vue du gameplay, ce BIOSHOCK INFINITE est dans la stricte continuité des précédents opus tout en étant plus nerveux et précis que ses deux grands frères. On lorgne beaucoup plus du côté action FPS que de l'aspect survival horror si angoissant des murs sous-marins de Rapture.
Ici, on est dans les airs, à Columbia, constamment époustouflé par le level design et la direction artistique de l'épisode. Contrairement à Rapture pour laquelle on avait une fascination morbide, Columbia nous procure une sensation de "vertige".
Concernant le scénario, c'est là le point le plus important selon moi, car celui-ci paraît presque anecdotique lors des premières heures, on y prête plus ou moins attention, bien plus captivé par l'attraction de cette ville dans les airs que par les prémisses d'un scénario visiblement convenu (un détective privé chargé de trouver une fille pour effacer ses dettes). Ceci étant dit, la trame et tout le "LORE" qui gravite autour se dévoilent petit à petit pour se combiner dans un final en entonnoir tout simplement renversant. Les thématiques abordées sont bluffantes de maturité et de cohérence vis à vis du médium qu'est le jeu vidéo.
Car la saga BIOSHOCK est une saga sur le thème du choix. Un homme n'est défini que par ses actes, mais qu'en est-il lorsque-celui-ci n'en est pas le maître mais plutôt un pantin soumis à une volonté déterministe plus grande que lui ?
En bref, BIOSHOCK fait partie de ces oeuvre qui m'ont donné à réfléchir longtemps après y avoir joué, qui m'ont poussé à faire des recherches approfondies en aval de la simple expérience de jeu-vidéo. Il s'agit d'une oeuvre magistrale, remarquablement bien écrite et épique, tant en termes de graphisme que de gameplay.
Il faut y jouer une fois dans sa vie.