NON, JE NE SUIS PAS FOU!! Mais oui, j'exagère un peu, mais à peine.
J'ai relancé ce jeu, tout content d'avoir retrouvé ma Switch, et dû, pour des raison de Bayonettisme aigu, refaire le vide dans les jeux que je ne lancerai très probablement jamais (ou peut-être, auquel cas, je referai le vide...etc); en me rappelant vaguement qu'un ami aux épaules assez larges pour assurer à quatre mains (voire six, sans compter les invités ponctuels, les acteurs plus ou moins récurrents nourrissant le site de contenu (RIP Yace, nous ne t'oublions pas!) la survie du site Shmup'em All, le meilleur site francophone dédié au genre avait craqué sur l'ambiance de ce jeu, allez-y, c'est gratuit, c'est bien, c'est beau.
Son enthousiasme contagieux m'avait convaincu, sans que je regrette une seconde! Parce quand Gekko ou Trizeal conseillent un jeu, soit c'est un truc excellent, soit un truc de niche. Là, c'est l'excellence qui primait; malgré la bizarrerie du titre
En matière de gameplay, imaginez un descendant de Defender ou de Fantasy Zone, avec une grande liberté de mouvement pour manier votre vaisseau... Oups, excusez-moi, j'ai dit vaisseau ? Je voulais dire le corbeau-démon avec un oeil qui semble vous regarder et qui vient d'éclore, dans un étrange village qui semble sorti de l'imagination collective des Monty Python, en particulier celle de ce cher Terry, qui assurait les séquences d'animation surréalistes dans la troupe.
Je ne m'attarde pas sur le gameplay, non pas parce qu'il est anecdotique, au contraire, les fouineurs trouverons leurs secrets, les hardcore gamers leur True Last Boss, ce jeu indépendant ayant été soigné aux petits oignons, comme on dit sûrement quelque part dans le monde.
Mais si vous faites partie de cette frange étrange que l'on appelle les gens normaux, le premier choc, ce sera probablement la musique du premier stage, après une cut scene toute mignonne où une fille se fait tuer (mignonne) se réincarne en oeuf dont s'échappe un corbeau mutant démoniaque dont la traine évoque Saint Dragon et autres (un shmup de chez Irem dont j'oublie le blaze (et non, ce n'est pas Dragon Blaze de chez Psikyo, sinon cette blague aurait un sens, et le sens commun n'a pas sa place ici!)., parfaitement orchestrée, drôle, avec des chants dissonants entre fanfare de village en fin de soirée avinée et une pointe de Danny Elfmann des grands jours, pour illustrer le carnage à venir de votre avatar, qui va ravager un village peuplé de pacmen moustachus, prêt à se défendre en flottant via des ballons gonflés à l'hélium, armés d'arc et de flèches, entre autres petites surprises que je vous laisse le soin de découvrir, et un nombre de tours à détruire pour pouvoir affronter le boss, une sorte de tête géante, qui cache un père Noel (je n'invente rien, je vous jure!!).
C'est au sein de cette surcharge sensorielle que vous devrez faire vos armes et apprendre à manier votre Corbac le Démoniaque, en gloussant devant les gags sonores et visuels confinant à l'absurde, avant de vous ressaisir et de prendre le jeu au sérieux (ou pas, d'ailleurs, car on s'amuse tous en bas, viens, prends ce ballon, et ce petit buvard avec un dessin dessus...).
Bref, c'est une claque de fun qui assaille le joueur non averti, d'office. Mais comme dit plus haut, le jeu est très loin d'être bâclé, et propose, entre ses secrets, ses niveaux de difficulté, du très permissif au bien salé, un plaisir même pas coupable tant c'est bien fait. Toujours aussi jouissif, si certains étaient passés à coté, c'est une erreur facilement réparable, quel que soit votre support de prédilection!
il mérite bien son Tuttle/23!