Ce jeu est l’équivalent vidéoludique à : s’enfoncer un capuchon de Bic imbibé de sauce sriracha dans l’urètre, s’extraire une écharde avec une paire de moufles, monter une étagère Ikea dans le noir, se branler devant des photos de brûlées au 3e degré, manger une soupe avec une fourchette, faire 40 parties d’affilée de Trivial Pursuit en sanskrite, regarder Pierrot le fou avec deux scorpions dans le slip, bosser dans une startup innovante et bienveillante, faire un Paris - Strasbourg sur un vélo sans selle, siroter une pinte de pisse de toxico devant des vidéos de Mcfly et Carlito, faire le technodrome dans Tortues ninja sur NES avec de la poudre d’amiante dans les yeux, jouer au ping pong avec des grenades (fabriquées en France et vendues aux Emirats), livrer un colis Amazon en salle de pause du réacteur 4 de Tchernobyl, suivre une formation en java script dans un geôle nord coréenne, être assistant chaussure pour Anna Wintour, se faire tatouer le visage de Marek Halter sur l’omoplate, se faire une fish pédicure avec des piranhas, boire une boutanche de vin nature avec des toasts de fiente de pigeon, faire une soirée de speed dating avec des lépreuses sous GHB, déposer des comptes au greffe du Tribunal de commerce (via le guichet unique de l’INPI !), ouvrir une boîte de Purina One périmée avec les dents, faire un apéro dinatoire macrobiotique à la déchetterie de Saint Ouen l’Aumône de la Z.A des Béthunes...
Si vous aimez souffrir, apprendre par cœur et bêtement les trajets et gestes du moindre clopin visqueux sur votre route sous peine de finir trucidé après 2 effleurements, et donc recommencer au début d’un niveau qui vous a déjà fait suer de nombreux quarts d’heure pour rien, et si vous avez énormément de temps devant vous ou un talent hors du commun avec une manette (le second va rarement sans le premier), ce jeu (assez beau, par ailleurs) est pour vous mes petits masochistes en sucre !