Chronicles of the Wolf est un jeu punitif, avec de vilains défauts, mais tellement de charme.
Au-delà d’un metroidvania, le dernier jeu de Migami Games s’apparente plus à du Castlevania. J’y vois un mélange idéal entre un Castlevania II: Simon’s Quest et un Symphony of the Night, voire un Order of Ecclesia.
Ici, pas de Dracula, mais une inspiration de faits réels : la bête du Gévaudan. J’avoue que j’avais déjà une certaine fascination pour ce grand mystère français de la Lozère actuelle. On a droit ici à une histoire classique, similaire à ce qu’on a pu aimer dans la plupart des Castlevania.
Visuellement, un beau « pixel art » sans grande prétention, avec d’occasionnelles illustrations de personnages plutôt élégantes, mais qui me semblent moins abouties pour les plus secondaires. Jeffrey Montoya nous propose une bande-son incroyable et généreuse, ponctuée par des bruits d’ambiance, mais qui demandera une certaine écoute répétée et attentive pour l’apprécier pleinement.
On regrettera surtout une conception de niveaux extrêmement punitive par moments. Au point où le jeu n’hésitera pas, dans de rares cas, à vous tuer sans que vous puissiez y faire grand-chose. Avec, en plus de ça, un certain niveau de plateforme vers la fin qui m’a paru juste indécent.
La coïncidence a voulu que je visite la Lozère peu de temps après avoir terminé ce jeu, et quel plaisir de retrouver ses paysages, ses lignes de sapins et collines verdoyantes, et bien heureusement sans rencontrer la bête.
L’un des rares jeux que j’aurais faits quasi à 100%, et qui en plus me donne envie de le revisiter à l’occasion.
Chronicles of the Wolf est un jeu sauvage, pas évident à prendre en main, mais avec de la patience, il devient difficile de le lâcher comme le font si bien les meilleurs metroidvania. À découvrir absolument pour les amateurs de Castlevania.