City Game Studio part d’une idée simple mais terriblement efficace... Et je me rend compte que dès cette première phrase, il y a quelque chose qui cloche... Car j'ai déjà joué à ça dix ans auparavant!
Alors cette nouvelle manière de nous faire bâtir un empire du jeu vidéo à partir de rien est-elle intéressante?
On débute dans un petit garage, puis on grimpe peu à peu les échelons, jusqu’à collaborer avec les géants de l’industrie, éditer leurs projets ou voir les nôtres publiés sous leur bannière. Ce sentiment de progression est vraiment plaisant, d’autant que le jeu parvient à retranscrire assez bien l’ascension d’un développeur indépendant devenu magnat. Il y a quelque chose de grisant à voir son studio prospérer, à acheter un building en plein centre-ville, à gérer ses équipes et ses contrats, tout en sentant que le monde du jeu vidéo s’élargit autour de nous.
À l’instar de Game Dev Tycoon (dont je faisais une référence plus haut), dont il reprend ouvertement la formule, City Game Studio en développe les aspects les plus détaillés. On peut personnaliser énormément de choses, parfois jusqu’à l’absurde! Choix du mobilier, agencement des bureaux, machine à café, répartition des postes, gestion du bien-être des employés… C’est une micro-gestion qui donne l’impression de vraiment diriger un lieu vivant, et ça fonctionne plutôt bien. Là où le jeu se distingue, c’est aussi dans son ouverture au modding, avec la possibilité d’ajouter du contenu, d’enrichir les mécaniques ou d’élargir la période historique du jeu est un vrai atout.
C’est une approche qui encourage la créativité et la longévité, et qu’on a envie de saluer tant elle prolonge naturellement la durée de vie du titre.
Mais, malgré cette richesse apparente, la rejouabilité finit par montrer ses limites.
La boucle de gameplay devient prévisible... Créer, tester, publier, recommencer. Passées quelques heures, on a la sensation d’avoir tout vu. Même si le jeu tente de renouveler l’intérêt par de nouvelles fonctionnalités, comme la spéculation en bourse, la création de consoles ou de moteurs de jeu, rien de tout cela ne change réellement le cœur de l’expérience. Ce sont des ajouts intéressants sur le papier, mais souvent un peu anecdotiques dans la pratique. Et surtout, cette impression de “flou” dans certains systèmes (comme la progression ou les résultats commerciaux) finit par atténuer la satisfaction initiale.
Au bout de six heures, j’ai lâché le jeu avec un léger goût amer.
Ce n’est pas une mauvaise expérience, loin de là!
City Game Studio reste un titre attachant, bien construit, et même généreux dans sa proposition. Mais difficile de ne pas avoir la sensation d’un déjà-vu, comme si je rejouais à une version enrichie d’un jeu sorti il y a plus de dix ans. Pour ceux qui découvrent le genre, c’est un bon point d’entrée, accessible et plaisant. Pour les autres, il risque d’évoquer davantage un écho familier qu’une véritable évolution du concept.
Rajouter des petites mécaniques de gameplay, pour élargir cette guerre économique n'est franchement pas suffisante à mes yeux. J'ai fini par me perdre dans un peu plus de menu, pour finalement être revenu dix ans avant et rejouer au même jeu... C'est un sentiment assez curieux. Puis qu'au final, j'ai l'impression que ce n'est même pas une évolution de la formule. On y a rajouté quelque menu et la possibilité d'y mettre des mod...
Mais je n'estime pas ça suffisant, puisque je m'attendais à des ajouts de gameplay et des choses un peu plus engageante et claire...