Rares sont les jeux qui arrivent à puiser dans les références du genre, en évitant l'écueil de devenir de pâles copies, mièvres, brouillonnes et sans personnalité.
Encore plus rares sont les jeux à avoir réussi a surpasser leurs inspirations, corriger leurs défauts, transcender les limites, pour devenir des chefs d'œuvre eux même.
Clair-Obscur : Expédition 33 est de ceux là.
Sandfall donne une leçon de J-RPG au monde entier, si ce n'est une leçon de jeux vidéo tout court.
Car oui...
On peut encore faire des univers et des scénarios originaux, poétiques, émouvants et inspirants.
On peut faire du gameplay au tour par tour novateur, dynamique et stratégique.
On peut faire du level design en mode ''couloir'' et pour autant favoriser l'exploration, la rendre plus intéressante et gratifiante que ce qui est fait dans les open world insipides des AAA modernes.
On peut encore donner une âme a un jeu à travers sa musique, aussi belle que déchirante.
On peut encore donner des leçons de mise en scène, en alternant dialogues profonds, humour parfaitement dosé et scènes déchirantes d'émotions, le tout porté par des angles de caméra et un éclairage somptueux.
On peut encore donner aux habitués de jeux vidéo et encore plus de J-RPG une nouvelle vision de ce genre, et leur faire revivre l'émotion des grands Final Fantasy, des Persona, des Tales of, etc...
En tout cas c'est ce qu'a fait Expédition 33 pour moi.
Alors... Merci Sandfall.
Merci.