Contraband Police sent bon le simulateur allemand des années 2000-2010. A l’instar de ces idoles, n’espérez pas trouver des décors léchés, de la physique cohérente ou du gunfight de qualité.
Ici, tout est bricolé. Le gameplay est efficace mais manque parfois de finitions dans les mouvements, les décors sont efficaces pour montrer un propos mais manque parfois de pate artistique (a part si vous êtes un grand fan du béton et des années 70) et la musique est probablement libre de droit.
Mais on ne vient pas jouer a Contraband police pour ça. On vient pour réessayer de retrouver les feels de Paper’s please, en étant un douanier tantôt tyrannique, tantôt sympathique.
Sur ce plan, les différenciations sont très bien trouvées. L’ajout de la voiture et de la nécessité de trouver la contrebande cachée est ingénieux. Les quelques autres petits ajouts inhérents à la 3D et aux véhicules sont aussi intéressants bien que parfois anecdotiques.
L’histoire par contre est la ou le mat blesse le plus. Très calquée sur Paper’s please, elle n’en ni l’impact ni la diversité des choix ce qui rend le tout très passable.
Ces moments narratifs sont souvent accompagnés de mission en dehors du poste frontière ou l’on tuera majoritairement du rebelle. Alors on s’amuse dans ces phases de gun fight un peu pétés mais marrantes et dans les quelques fulgurances que les devs ont voulues rajoutés mais rien n’est vraiment incroyable.
In fine, les fans de Paper’s Please retrouveront majoritairement leur compte dans la boucle de gameplay principal et soupirerons ou s’amuseront du reste (en fonction de leur niveau de tolérance à dézinguer du gars) qui est suffisamment court et anecdotique pour ne pas trop gêner.
Quand a ceux qui ne sont pas vraiment fan de ce genre de gameplay, vous aurez au moins appris à dire papiers, s’il vous plait en polonais (car oui, ce ne sont pas des russes).