Control Resonant a de sacrés arguments. La direction artistique est excellente, et la conception des environnements offre de très beaux moments de jeu. Les phases de plateforme sont agréables, notamment grâce à la possibilité de modifier la gravité pour évoluer sur les murs et au plafond. Ce ne sont pas seulement de jolies idées sur le papier : manette en main, ces passages fonctionnent vraiment et donnent envie de découvrir ce que le jeu nous réserve.
Il y a aussi quelques missions particulièrement inspirées. Celle qui nous place dans une boîte de Schrödinger, avec notre personnage et une équipe soumis à des phénomènes quantiques, représente exactement ce que j’attends de cet univers : de l’étrange, de l’inventivité et des situations qui sortent de l’ordinaire. Dans ces moments-là, Control Resonant est passionnant.
Le problème, c’est tout ce qui vient entre ces moments.
Le jeu nous sert BEAUCOUP trop de combats, qui sont souvent obligatoires. Le système de combat lasse assez vite, et le jeu semble pourtant convaincu que la solution consiste à nous en resservir une nouvelle portion. Cette répétition finit par étouffer le plaisir de l’exploration. Les affrontements contre les boss, les Résonants, sont heureusement bien plus intéressants.
Le choix du monde ouvert me paraît également être une erreur. Certaines activités sont insipides et donnent l’impression d’étirer l’expérience.
J’aurais largement préféré une aventure plus linéaire, qui mette davantage en valeur les meilleures idées du jeu. D’autant que l’histoire tire déjà en longueur sans être suffisamment captivante pour donner envie de supporter tous ces détours.
Les missions secondaires illustrent bien cette irrégularité : certaines sont intéressantes, tandis que d’autres multiplient les allers-retours pour aboutir à une conclusion décevante.
Difficile de ne pas grimacer quand on réalise que toute cette promenade ne menait finalement pas à grand-chose.
Et il faut ajouter à cela des marqueurs de quête très souvent flous. On sait vaguement dans quel coin chercher, mais pas vraiment où aller, et l’on finit par fouiller tout un quartier pour trouver la suite. Je ne demande pas qu’on me tienne la main à chaque intersection, mais il y a une différence entre explorer par curiosité et tourner en rond parce que l’objectif est mal indiqué.
Je ressors de Control Resonant avec un sentiment mitigé. J’ai adoré sa direction artistique, apprécié ses plateformes et trouvé certaines de ses idées excellentes. Mais entre les combats répétitifs, le monde ouvert peu convaincant et une intrigue qui s’éternise, ces qualités peinent à porter toute l’aventure.
J’aurais aimé passer davantage de temps à être surpris et moins de temps à attendre que le jeu redevienne surprenant.