Éditeur : ZDT Studio / Konami
Prix : 25 € (Prix fort sur PS5, n'en déplaise aux vendeurs de clés "gris")
Verdict technique : Platine obtenu en 3 heures (sieste non incluse).
Le Pitch : Une satire qui tourne à vide
Sur le papier, c’est une fable déjantée sur l’humanité via des robots ringards et un poulpe bleu. En réalité, le côté "déjanté" s'évapore après dix minutes. On nous vend une critique de la société de consommation, mais le titre lui-même est le produit de consommation pur jus : un bel emballage, un prix premium, et un contenu qui fond comme neige au soleil.
Gameplay : L’arnaque du "Die & Retry"
Certains testeurs vous diront qu'ils ont balancé leur manette de frustration. C’est un mensonge.
Difficulté : Inexistante. On meurt une dizaine de fois maximum sur toute l'aventure.
- Mécaniques : Infiltration avec des robots-poteaux, poissons normaux qui ne comprennent rien à leur vie et lasers de fête foraine. Rien ne se renouvelle. Le jeu est tellement simple qu'il rend ses propres mécaniques (camouflage, encre) totalement inutiles.
- Le Paradoxe du Platine : Quand tu décroches le trophée ultime en 3 heures, c'est que le game design a un sérieux problème de profondeur. Ce n'est pas un jeu, c'est une ligne droite.
Ambiance : Références n'est pas raison
Le jeu essaie de vous acheter avec de la nostalgie facile : Men in Black, Duke Nukem, King Kong... Mais empiler des clins d'œil pour faire oublier que le gameplay est plat, ça ne marche pas. Contrairement à un Gris ou un Planet of Lana qui installent une vraie montée en puissance, Darwin’s Paradox ne décolle jamais. L'ambiance reste désespérément sage malgré son pitch.
Optimisation : Le faux procès
On entend parler de freezes et de problèmes d'Unreal Engine ? C'est à se demander sur quoi ils ont joué. Le jeu est très bien optimisé (un seul crash à signaler), ce qui est la moindre des choses pour une expérience aussi courte et dirigiste. Le problème n'est pas technique, il est structurel.
Le Scénario : Un prologue payant
On part de la terre (fin du jeu) sans jamais comprendre le pourquoi du comment. L'histoire s'arrête pile au moment où elle devrait enfin devenir intéressante. C’est un "Chapitre 1" qui ne dit pas son nom, nous laissant sur notre faim après nous avoir délesté de 25 €.
LES CHIFFRES QUI PARLENT :
Morts au compteur : ~10 (Record mondial de la facilité).
Temps pour le Platine : 3 heures (Le temps d'un bon film, mais trois fois plus cher).
Prix au kilo de fun : Astronomique.
LES PLUS :
Graphiquement réussi (merci les artistes VFX).
Bien optimisé
Le Platine gratuit pour votre profil PSN.
LES MOINS :
L'arnaque du prix : 25 € pour 3h, c'est indécent.
Le mensonge du Die & Retry : Un jeu pour enfants en bas âge déguisé en défi.
Le vide narratif : Une satire sans dents et une fin en forme de "To be continued" frustrant.
Infiltration inutile : L'IA est si faible qu'on pourrait finir le jeu en lisant le journal.
NOTE FINALE : 3.5/10
Darwin’s Paradox est une magnifique coquille vide. Ne vous laissez pas berner par les tests qui survendent une difficulté imaginaire ou une durée de vie gonflée artificiellement. C’est une démo technique soignée, mais un jeu vidéo raté et trop cher.
Conseil : Si vous voulez une satire de l'humain, regardez le prix sur le store, c'est déjà une très bonne blague. Pour le reste, passez votre chemin.