Après les deux épisodes précédents qui étaient de véritables calamités, je n’attendais pas grand-chose du 3 ou rien pour ainsi dire, car il faut avouer que le Capcon faiseur d’étrons depuis bien des générations, ça ne fait pas du tout rêver. Et pourtant ! et pourtant si Dead Rising n’est pas devenu bon, il est devenu presque acceptable…
Quelques détails symptomatiques du particulièrement mauvais « game design » ont été lissés comme la sauvegarde qui n’impose plus d’aller aux gogues ou la possibilité de fabriquer des armes à la volée.
Et les véhicules ! la partie vraiment réussie du jeu qui se marie à merveille à ce bac à sable désormais assez grand pour boulotter du zombi à une cadence industrielle. Du coup, il est possible en farmant comme un gros porc de se construire un perso enfin moins balourd et moins nul à chier.
En ce qui concerne le reste, on surnage toujours quoi qu’il en soit dans le maniement foireux, le même inventaire merdique, les QTE à foison, les boss bien lourds, l’histoire sans intérêt et les missions chronopost.
Le remplissage affecte bien entendu la carte truffée de conneries à récupérer et ramasser pour les victimes de la collectionnite. Le temps limité demeure pour la campagne et le reste, ce qui implique de recommencer de nombreuses fois pour tout faire : principe complètement con dans un monde ouvert !
Techniquement si le jeu n’est qu’en 720p sur Xbox One (!), il n’en est pas moins très agréable à l’oeil et maintient son 30 im/s malgré le nombre astronomique de morts vivants à l’écran, rapidement écrasés et éviscérés.
Naturellement gore et riche en hémoglobine, il satisfait les instincts primaires avec un empressement étonnant. Enfin, dernier bon point (si, si, je vous jure) Dead Rising 3 est entièrement doublé en français, un doublage de qualité qui plus est !
Tout bien considéré, la licence Dead Rising a toutes les cartes en main pour devenir éventuellement un excellent jeu un jour ou l’autre si Captron se sort les doigts et prend des leçons de « game design » (on ne sait jamais). Présentement, ce DR3 n’est qu’un brouillon bordélique et mal dégrossi qui parvient à divertir de temps à autre… c’est déjà une petite révolution en soi !