Dead space : Isaak Clarke, ingénieur en astronautique, fait parti de la mission qui doit se rendre sur l'USG Ishimura, vaisseau qui était en charge de récupérer un monolithe extra-terrestre et qui avec qui toutes les communications se sont subitement interrompues. Isaak va enquêter dans le vaisseau grouillant de créatures pour comprendre ce qui s'est passé, et tenter de retrouver Nicole, sa femme, qui était à bord de l'USG Ishimura.
Très bon TPS, qui a aujourd'hui quelques défauts crispants, mais assez mineurs et non rédhibitoires, et a qui le remake a très certainement fait du bien.
On va donc se balader dans un immense vaisseau abîmé et infesté pour découvrir la vérité principalement à l'aide d'enregistrements ou de textes laissés par l'équipage. L'environnement est sordide : des morceaux de cadavres traînent partout, qu'ils soient humains ou extra-terrestres. Et on va en ajouter quelques-uns, car le moyen le plus efficace d'éliminer la vermine, c'est de les découper en morceau.
Oubliez le head-shot, ça ne fonctionnera pas vraiment. Un alien mort est un alien à qui il manque des membres, la tête seule ne suffit pas. On dispose donc d'une panoplie d'outil de mineur de l'espace pour dézinguer tout ce qui bouge : trancheur, découpeur, scies-circulaires, lance-flamme, fusil d'assaut... Et les armes non habituelles sont de loin les plus efficaces !
Pour parfaire cette panoplie, nous disposons d'une combinaison évolutive protégeant des coups tranchants et des tirs adverses, permettant de sortir dans l'espace avec une réserve d'oxygène, et une stase qu'il est possible d'activer pour ralentir certains mécanismes ou des ennemis un peu trop pressés. La stase permet également d'ajuster ses tirs pour utiliser le moins de munitions, car celles-ci sont comptées, et qu'il n'est pratiquement pas possible d'esquiver les ennemis façon Resident evil.
Certaines phases de l'exploration se déroulent donc en extérieur, et/ou avec ou sans gravité. Il faudra parfois gérer l'espace et parvenir à s'orienter pour sauter d'un endroit à l'autre en apesanteur, et c'est plutôt une mauvaise nouvelle, car la visibilité n'est pas toujours au rendez-vous, alors pour s'orienter correctement c'est plutôt compliqué.
Pour s'orienter dans le vaisseau le reste du temps, on dispose d'un "fil" qui affiche la bonne direction à emprunter pour accomplir la mission demandée. Bonne idée, ça évite de se perdre dans des couloirs qui se ressemblent tous beaucoup. Une carte est également disponible, mais plutôt petite et difficile à lire, d'autant que le jeu ne se met pas en pause lors de l'ouverture du menu, alors il conviendra de bien choisir le moment pour la consulter.
D'ailleurs, pour se soigner, même topo : pas de pause. Pas de raccourcis non plus, ce qui est le plus problématique.
Pour progresser, il est possible de consommer des "points de force" pour améliorer armes et équipements, mais ceux-ci sont distribués avec beaucoup de parcimonie. Impossible de maxer plusieurs armes. Il faudra donc faire des choix rapidement, et pour toute la partie. C'est un peu dommage, car on se retrouve à utiliser tout le temps les mêmes armes.
Malgré ces quelques petits défauts, le jeu reste très plaisant de part son ambiance et son scénario assez surprenant. Il aura eu le mérite de tester pas mal de choses à son époque (2008), et même si tout n'est pas parfait, l'aventure mérite largement l'investissement de la 10aine d'heure nécessaires pour en venir à bout.