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Apologie de l'Absence
Mon propos ne va pas être ici de parler de ce qu'il y a dans ce jeu, mais plutôt de ce qu'il n'y a pas. (Bien entendu cette phrase en elle-même est juste là pour faire classe, parce que bon je...
le 19 juin 2012
Lentement je repris conscience... Que s'était-il passé ? Étais-je déjà mort ? Je me risquais à bouger mon bras, il répondait, j'en déduis donc que j'étais bel et bien vivant. Je me mis debout avec prudence et regardais tout autour de moi. Où étais-je ? Tout m'était parfaitement inconnu.. Une île, une bergerie, des étendues rocheuses à perte de vue, un phare, une antenne... Et à ce moment là je sus. Je sus qu'il me fallait aller vers cette aveuglante lumière rouge, qu'importe le prix à payer. Cela dépassait l'entendement, mais j'avais l'étrange impression que la réponse était là-bas.
Ainsi, tel un insecte attiré par la lumière d'un halogène, je me mis en route. J'ai parcouru des landes désertes, des flancs abrupts, des côtes rocheuses, des tunnels souterrains ô combien fabuleux, tout cela afin de poursuivre ce but pour le moins mystérieux. L'air était froid et le vent glacial : j'étais transi. Mais je n'étais jamais seul... Mes souvenirs étaient avec moi, réminiscences d'un passé désormais révolu. Puis il y avait cette présence qui, j'en avais la très nette impression, me laissait sans cesse des traces de son existence, dans l'optique peut-être de rendre ma traversée plus aisée... Il me semble d'ailleurs l'avoir vue, un soir où la lune dominait le ciel, perchée sur une falaise englobant de son regard l'île toute entière... Peut-être m'a t-elle vu ? Peut-être aussi n'était-ce que le fruit de mon imagination... Je ne le saurais jamais.
Quand enfin j'arrivais à hauteur de l'antenne, après des jours de marche et des centaines de kilomètres parcourus, je fus épris d'un soulagement sans borne. Je grimpais à l'échelle, en essayant d'atteindre le plus vite possible le sommet tant convoité, quand je fus pris d'une douleur atroce. Ma jambe, qui s'était alors infectée suite aux blessures causées par l'accident me faisait atrocement souffrir. Mais je ne pouvais abandonner si près du but, ainsi, je rassemblais mes dernières forces et j'atteignais péniblement le sommet du phare. Et là, surplombant l'île toute entière, face à la lune plus ronde et plus belle que jamais, je la trouvais... la délivrance...
Vous l'aurez sans doute compris en lisant ceci, Dear Esther est une expérience onirique qui est loin de laisser indifférent. Non sans étrangement rappeler le très bon The Plan (ou du moins c'est
l'impression qu'il m'en a été donnée), nous évoluons avec délectation dans un lyrisme des plus total. Une narration omniprésente, une musique délicieusement entêtante fruit de la jonction entre instruments et bruitages en tout genre, des décors somptueux (sincèrement le passage dans la caverne est d'une beauté rare), vous ne serez que conquis par l'aspect de ce jeu. Réflexion métaphysique sur l'existence, vous devrez trouver toutes les réponses par vous même et vous satisfaire du peu que vous obtiendrez afin de percer à jour l'épais brouillard de mystère qui englobe le personne que vous incarnez. L'aventure sera courte mais non moins passionnante, amateurs d'exploration en tout genre, je ne vous le conseillerais que trop !
Créée
le 14 févr. 2016
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Mon propos ne va pas être ici de parler de ce qu'il y a dans ce jeu, mais plutôt de ce qu'il n'y a pas. (Bien entendu cette phrase en elle-même est juste là pour faire classe, parce que bon je...
le 19 juin 2012
8
241 critiques
Simulateur de balade et poésie. Dear Esther est la version deluxe du mod éponyme pour HL2. Ce n'est pas un FPS ni même un jeu, c'est une courte expérience. Si vous n'accrochez pas à l'univers, pas...
le 16 févr. 2012
9
85 critiques
Je regarde ce bloc de texte encore vide, je tique sur mon "Envie d'y rejouer" et je m'en veux. Non pas d'avoir envie de retourner à nouveau sur cette île étrange aux décors magnifiques, pas plus que...
le 26 mai 2012
8
14 critiques
Une fois encore Franck Capra nous gratifie de son humanisme bienveillant si cher à la plupart de ses (chefs d') oeuvre. Il signe une fois de plus un film mémorable tant dans le thème qu'il aborde que...
le 9 mai 2015
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14 critiques
En réalité je n’aurais su employer meilleur titre que celui-ci. S’il n’est pas d’une grande originalité, puisque ce sont les mots même d’Oliver, cette phrase et l’une des plus emblématique de l’œuvre...
le 5 sept. 2017
8
14 critiques
Je m'y prend certes un peu tard pour écrire cette critique vu que cela doit faire un peu plus d'un mois que j'ai vu le film, mais tant pis, je m'y risque tout de même (et pis de toute façon personne...
le 23 févr. 2015
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