Dear Me, I Was, édité par Arc System Works et sorti le 31 juillet 2025 sur Switch 2, c’est un jeu… particulier. Et pas juste parce qu’il ne dure que 45 minutes. C’est une œuvre qui casse complètement les codes : ici, on ne “joue” presque pas. On interagit à peine avec les décors, et on se retrouve plus face à un récit visuel, comme un film d’animation interactif, qu’à un vrai jeu vidéo classique.
On y suit la vie d’une femme, de son enfance à sa vieillesse. Pas tous les détails, pas une histoire ultra profonde… mais un fil conducteur autour d’une passion : le dessin. Et à la fin, on comprend que toutes les images qu’on a vues, c’est elle qui les a dessinées. Artistiquement, c’est sublime. Les développeurs parlent de style aquarelle vibrant et de rotoscopie, et c’est vrai : les couleurs sont magnifiques, les visuels sont soignés, et les musiques sont franchement excellentes.
Là où ça coince pour moi, c’est sur l’histoire. Elle est correcte, mais ordinaire, sans émotion marquante. Je ne pense pas que ce jeu me restera en mémoire dans quelques années. On dirait presque un prototype, une tentative pour tester un format, mais qui n’a pas poussé l’écriture assez loin.
Techniquement, un petit point noir : le mode souris de la Switch 2, qui aurait pu être un vrai plus, est mal optimisé. Pas fluide, pas agréable. Au final, j’ai préféré jouer au joystick. Ce n’est pas dramatique vu la faible interactivité, mais ça reste dommage sur une console qui met en avant cette fonctionnalité.
En résumé : un jeu à forte valeur artistique, qui plaira aux joueurs curieux et ouverts aux œuvres atypiques. Mais si vous cherchez une histoire captivante, vous risquez de rester sur votre faim.