Il y a fort à parier que son auteur, Matt ait été biberonné à la culture populaire des années 1990-2000. Outre quelques références à des œuvres classiques comme Shining ou Resident Evil disséminées dans les décors, titres de chapitres et dialogues, vous pourrez déceler des influences dans ExistenZ (le concept du rêve lucide, dont vous ne savez pas quand vous sortez) ou même dans Inception (la machine pour s'y plonger). Dans le style graphique et la mécanique, difficile de ne pas citer à nouveau Resident Evil pour l'inventaire, mais aussi les point & click LucasArts pour le style ou même Mario RPG (SNES) pour le grain. Si tout cela vous parle, vous savez quoi faire.
En rêve et contre tous
J'étais intrigué, quand j'ai vu les premières images du jeu. Et une fois le titre lancé, impossible d'en ressortir. Comme un rêve que vous voulez prolonger, malgré l'alarme de batterie du Steam Deck qui sonne les 3 %. Vite, un chargeur pour continuer d'explorer cette forêt lugubre, puis ce casino déjanté, puis aller tenter de mettre une raclée au boss des mannequins... Il me faut cette tronçonneuse, je vais pour ça je vais améliorer mes statistiques de résistance au combat. Deep Sleep : Labyrinth of the Forsaken ne m'a pas lâché sur les deux semaines qu'on a passées ensemble. J'y pensais en me levant, j'y pensais sous la douche. Rarement un jeu m'a autant touché par son univers, un équilibre subtil entre naïveté et assurance, un faux-semblant de maladresse qui camoufle une maîtrise absolue des codes du genre. Un grand bravo à Matt, totalement solo sur le projet.
Teste complet rédigé pour Gamatomic