Un jeu d’infiltration bien conçu dans l’ensemble et qui fait penser à un Deus Ex ou un Thief (Dark Project) mais accommodé à la sauce steampunk ! c’est un choix un brin déconcertant et discutable, le steampunk étant en effet un mélange à la fois dystopique et aberrant, fantaisiste et industriel… ça ne va pas ensemble !


En outre, la technique peut sembler faible, la faute à un traitement graphique qui n’est pas sans rappeler un certain Borderlands… et pourtant Dishonored n’est pas forcément vilain, c’est surtout sa direction artistique de mauvais goût la responsable (comme dans tous les jeux de chez Arkane Studios, soit dit en passant).


Le jeu est globalement maniable mais un brin perfectible : d’habitude (comme le fait un certain Bioshock par exemple) on gère les pouvoirs à gauche et les armes à droite ; ici la droite est réservée à cette connerie de lame, la gauche devant se coltiner les pouvoirs et les autres armes.


On peut ré-affecter les raccourcis sur la croix selon ses besoins mais ça ne règle pas le problème puisqu’on ne peut pas à la fois utiliser son arbalète ou son flingue et un pouvoir par exemple…. Ce qui nous amène au menu de sélection très correct mais qui ne pause pas le jeu : il le ralentit fortement seulement ! tout cela est décidément très discutable.


Cependant, Dishonored a d’autres atouts à faire valoir, comme ses niveaux très bien pensés qui offrent de multiples voies d’accès (un pré-requis bien rempli pour un jeu d’infiltration de cette trempe) ; sa liberté d’approche bien entendu (furtif ou plus ou moins bourrin, tout est possible même si les combats à l’épée sont ratés) ; ses pouvoirs très étudiés (aucun n’est superficiel ou moins intéressant que les autres à l’exception du clignement, clé de voûte de sa jouabilité de base, cela va de soi) ; enfin, on peut sauvegarder quand on veut !


Si la musique est très oubliable et désagréablement discordante, signalons une excellente VF avec des doubleurs très connus dont le talent n’est plus à démontrer : il est toujours très plaisant de ré-entendre les doubleurs d’Anthony Hopkins ou Michael Douglas par exemple (une première pour leur part dans un jeu, soit dit en passant).


Enfin, une approche pacifique est tout à fait possible et ce choix bien implémenté ici (dans la majorité des missions et des cibles) s’avère très appréciable et affecte qui plus est la conclusion de l’histoire. Une histoire simple mais efficace qui ne perd pas le nord et sort quelques rebondissements inattendus vers la fin… En somme, malgré ses bévues, Dishonored a su créer sa propre identité et son monde à lui, ce qui n’est certainement pas rien.


Broyor
7
Écrit par

Créée

le 14 déc. 2025

Critique lue 33 fois

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