Faisons court mais faisons bien : Dishonored 2 m'a énormément déçu. J'avais bien aimé le premier et sa force se tirait presque qu'exclusivement dans l'ambiance de Dunwall ainsi que de son level design au poil de cul.
Malheureusement, Dishonored 2 ne récupère quasi rien de son ainé de ce point de vue là. Ce n'est pas tant le design de cette nouvelle ville qui pêche, mais c'est surtout l'éternel problème du numéro 2 : Que doit-on apporter par rapport au 1 ?
Dishonored répond en proposant aux joueurs des sortes de gimmicks à chaque niveau : Remontée dans le temps, des niveaux qui bougent, des ennemis qui se téléportent, que sais-je. Toujours est-il que parfois ça fonctionne, parfois non, et cela rend le rythme très instable. On est dans l'apprentissage constant, alors que le fun de Dishonored 1 se trouvait dans l'applicatif après un apprentissage très court du gameplay. L'agencement des niveaux procurait à lui seul le plaisir de parcourir l'environnement et de trouver comment atteindre sa cible sans se faire griller.
Alors oui, on ne peut pas dire que Dishonored 2 s'est reposé sur son ainé, mais que dire de ces nouveautés ? Que dire lorsqu'on propose un niveau aussi nul et frustrant, de mon point de vue, que celui du château mécanique ? Que dire du looooong niveau ou on joue avec le temps ? Oui, une idée qu'elle est sympa et bien réalisée, mais est-elle marrante à jouer ?
Je me souviens avoir recommencé Dishonored 1 trois fois pour le finir de 3 façons différente (normal, sans tuer personne, gros bourrin), mais je ne me vois absolument pas recommencer Dishonored 2
Ne parlons pas de l'histoire de Dishonored 2, cela fait extrêmement longtemps que je n'avais pas zappé les cinématiques d'un jeu, mais ici l'histoire est à dormir debout. On s'en fout façon kebab royal avec salade tomate oignon.
Heureusement, certains points du jeu, notamment question gameplay pur (je parle donc du contrôle et des actions) sont nettement supérieurs au premier jeu. De même, certains niveaux sont vraiment excellents.
Mais à trop vouloir chercher la nouveauté, Dishonored 2 s'est perdu dans les idées de game design encore sous éprouvette dont certaines fonctionnent très bien par chance et d'autres sont des catastrophes comme prévu, le tout embourbé dans un level design qui oscille entre le bon sans plus et l'incompréhensible.
Complexifier un jeu n'est pas forcément le moyen le rendre meilleur. Comme disait Saint-Exupéry, la perfection est atteinte non pas quand il n'y a plus rien à ajouter, mais quand il n'y a plus rien à retirer.
Oui moi aussi je place des citations de bobo à la fin de mes critiques pour faire genre j'suis un mec de la culture t'as vu.