Je voulais juste faire un test de personnalité tranquille. Deux heures plus tard, je négociais avec le jeu pour ne pas cliquer sur une fleur.
On lance Don’t Click The Flower avec l’idée de faire quelque chose d’un peu différent. Pas vraiment un jeu, pas vraiment une histoire, plutôt une sorte de test. Un test de personnalité, mais présenté comme une expérience interactive qui sort du cadre habituel. Le principe intrigue immédiatement : répondre à des questions, faire des choix, voir jusqu’où cela va nous mener. L’objectif est clair : Aller au bout. Sinon, à quoi bon commencer ? Personne ne lance un test pour abandonner à la première question. Et surtout pas pour terminer sur un écran de game over simplement parce qu’on n’a pas respecté les règles. La règle est simple pourtant. C’est même le postulat de base. Ne clique pas sur la fleur, jamais !
Respecter la règle… coûte que coûte
J’ai choisi de faire ce test en live, ce qui était sans doute la meilleure et la pire idée à la fois. Meilleure, parce que l’expérience devient immédiatement plus amusante lorsque d’autres regardent, commentent, réagissent. Pire, parce que certaines questions arrivent sans prévenir, et que le jeu semble parfaitement savoir ce qu’il va provoquer. Certaines propositions sont absurdes, d’autres franchement gênantes, parfois même volontairement incorrectes. Le test nous pousse exactement là où l’on ne s’attend pas à aller. Et même si je pourrais en dire davantage, je préfère ne rien révéler ici. Une partie du plaisir vient justement du fait de ne pas savoir ce que le jeu va demander. Disons simplement que le faire en direct rend l’expérience à la fois plus drôle et potentiellement plus dérangeante. Et que, malgré tout, on continue.
Tout semble facile au départ. Il suffirait de suivre les consignes, de rester cohérent, de ne pas céder à la tentation évidente. Mais très vite, le jeu installe une situation plus trouble. Pour ne pas cliquer, il faut répondre. Pour répondre, il faut choisir. Et pour choisir, il faut accepter d’entrer dans le cadre proposé. Ce n’est pas une contrainte, pas exactement. C’est plutôt la logique du test. Si l’on veut savoir ce que l’expérience a à dire, il faut jouer le jeu. Sinon, autant arrêter tout de suite.
Ne clique pas sur la fleur
Plus le test avance, plus les situations deviennent inattendues. La fleur reste toujours là, elle attend. Et pour ne pas cliquer, on accepte autre chose. Une question de plus. Une condition de plus. Une décision de plus. À chaque étape, on pourrait s’arrêter, bien sûr, mais s’arrêter ce serait renoncer au test ! Renoncer à comprendre ce que le jeu cherche à montrer. Alors on continue, presque naturellement, comme si la seule manière de respecter la règle était justement d’aller jusqu’au bout.
Peu à peu, on réalise que l’expérience ne repose pas seulement sur la fleur, ni même sur les choix que l’on fait pour l’éviter. Elle repose sur cette envie très simple d’aller au bout de ce qu’on a commencé. Sur cette curiosité qui pousse à répondre encore une fois, même lorsque la situation devient étrange, même lorsque l’on se demande si le jeu ne nous observe pas autant que nous l’observons.
C’est pour cela que Don’t Click The Flower fonctionne si bien. Il ne force jamais vraiment. Il ne bloque pas, il ne punit pas, il ne crie pas. Il propose. Il insiste. Il attend. Et le joueur accepte, parce qu’il veut voir le résultat du test qu’il a choisi de commencer.
📎 Alors oui, je recommande cette expérience.
Pas comme on recommande un grand jeu spectaculaire, mais comme on conseille un test un peu bizarre dont on ne connaît pas vraiment la conclusion avant de l’avoir terminé.
Il suffit d’accepter les règles.
De répondre honnêtement.
D’aller jusqu’au bout.
Et surtout de ne pas oublier la consigne la plus simple :
Ne clique pas sur la fleur, jamais. 🌸
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