J'ai été un grand fan du premier Fable, et ce,même avant sa sortie. Les promesses qui avaient été faites dans la presse par les frères Carter m'enthousiasmaient. Elles n'ont pas été tenues, mais, tout comme Beyond Good & Evil, le plaisir que j'ai ressenti à y jouer m'a incité à pardonner, tel un seigneur miséricordeux. C’était un jeu assez simple, mais agréable à parcourir. Mon intérêt pour la licence s'est un peu amoindri quand j'ai vu ce que Microsoft en a fait, multipliant les spin-offs parfois discutables, pour finir par la laisser agoniser de sa pire mort.
Mais, grâce à la rétrocompatibilité 360/One, l'un des meilleurs arguments de cette console, j'ai enfin pu découvrir sa suite. L'épisode qui devait mieux répondre aux promesses non tenues du premier.
Et c'était bien. Mais un peu forcé, parfois artificiel. La nuance entre le bien et le mal fait dix mètres de long, aucun dégradé, c’est l’un ou l’autre. Il n'y a qu'une seule façon de combattre malgré ce qu'on nous promet, ce qui est efficace l’est bien trop par rapport au reste. Fable 2 reste heureusement plaisant à jouer, grâce à la réactivité de ses contrôles et quelques ajustements.
La quête principale n’a pas beaucoup de sens, une vengeance à mener. Heureusement, le jeu se rattrape un peu mieux dans ses à-côtés et ses nombreuses quêtes. C'est parfois vain, mais cela contribue à donner au jeu une vie bien appréciable. Le jeu est régi par un système social, qui permet notamment d'avoir un ou une compagnon et même d'avoir des enfants. Parmi l’une des possibilités, il y a aussi celle d’acheter toutes les propriétés du jeu, qui nous apporteront un retour sur investissement en les louant. Je me suis surpris à toutes les acheter. Je suis devenu un capitaliste… Qu'est ce que tu as fait de moi Fable 2 ???
Fable 2 est plaisant, mais il lui manque du souffle, celui de l’aventure. La quête qui nous est imposée est inintéressante. Mais cela reste un plaisir de se promener, Fable 2 a pour lui un univers agréable à découvrir, avec sa direction artistique et tout ce qu’il peut proposer d’accessoire mais qui participe à son charme. Ce n'est pas vraiment une grande révolution par rapport au premier, les ajouts sont minimes, mais on retrouve agréablement les chaussons qu'on avait laissé.