Comme pour la sortie de la première saison de la série Fallout, la seconde m’a aussi donné envie d’y rejouer, mais pas n’importe lequel, pas le 4 comme d’habitude. Les éléments de cette saison 2 tournaient plus autour des événements de New Vegas, donc c’était le moment parfait pour enfin tester ce Fallout apparemment si particulier.
Ça commence direct avec une cinématique d’introduction aux événements et des détails sur la transition de Fallout 3 à New Vegas, puis la création du personnage. Je ne sais pas vraiment comment expliquer, mais on est vite pris par le rythme de l’histoire racontée et on veut savoir tout ce qui se passe.
Notre personnage (le Courrier), malgré la modification possible de son visage et de ses caractéristiques, est quelqu’un de bien précis, avec une histoire et un rôle concrets. En effet, dès le début de la création, on choisit toutes les caractéristiques et traits de personnalité de notre personnage, un peu à la façon d’un RPG, et bien plus poussé que dans Fallout 4 par exemple. C’est intrigant de voir ce que ça va pouvoir changer en jeu et d’incarner SON vrai personnage.
Bon, je ne vais pas vous faire une explication de tout le début du jeu, mais ça démarre assez vite : tutoriel court et efficace, on attaque le vrai jeu directement et on est très vite livrés aux Terres Dévastées, qui ne nous feront pas de cadeaux.
Un peu à la manière d’un Elden Ring (comparaison de taré ?), le jeu ne nous prend pas par la main. Il va falloir discuter avec les gens des alentours pour récolter des informations afin d’avancer dans la quête principale. Moi, j’aime beaucoup cette mécanique qui demande un plein investissement, mais je comprends que ça puisse être bloquant pour certains joueurs larves.
Et puis, une fois qu’on commence à réellement progresser dans le jeu en sortant des « zones du début », on se rend compte du nombre énorme de possibilités offertes au joueur. Que ce soit la quantité colossale de dialogues disponibles, en fonction de vos traits de caractère (charisme, persuasion, drague ou même troc), ou des informations que vous avez pu récupérer ailleurs ou auprès de quelqu’un d’autre, il y a énormément de possibilités et de choix qui vont absolument tout changer à votre expérience de jeu, rien que dans les dialogues. Contrairement à Fallout 4, qui restait en réalité très rigide sur les possibilités de dialogue.
Puis, les actions du joueur : tout ce que vous ferez aura un impact, que ce soit sur votre réputation auprès des factions ou votre karma, qui définit si vous êtes une bonne ou une mauvaise personne. Un honnête citoyen se fait attaquer par des pillards, vous le défendez, tout le monde vous sera reconnaissant… MAIS si la reconnaissance ne vous convient pas, vous pouvez, comme les pillards que vous venez de massacrer, vous attaquer à lui. La sensation de liberté pour le joueur est réelle, mais cette liberté a un prix et des conséquences, ce qui rappelle constamment l’impact concret de n’importe laquelle de nos actions. C’est très immersif.
Le gameplay est génial et assez dynamique, je trouve. Ça reste du Bethesda, certes, mais ça fonctionne bien ! Vous vous rendrez vite compte de l’impact de vos statistiques sur votre gameplay. En effet, ne vous spécialisez pas en armes à feu si c’est pour utiliser des armes de corps à corps : ça se ressentira énormément. Il faut donc faire très attention à la manière dont vous vous spécialisez, en fonction de votre style de jeu, au risque de vite devenir faible et inutile dans ces terres pourtant si dangereuses.
L’histoire est bien écrite et ne fait jamais non-sens. Le fil conducteur reste présent du début à la fin, en plus de rester intéressant. Et évidemment, suite à ce que j’ai dit auparavant, il y a beaucoup de fins différentes (quatre principales pour les quatre factions principales), en fonction de vos choix et actions tout au long de votre périple. Tout ça mêlé à d’excellentes quêtes secondaires : on n’a pas l’impression de faire des allers-retours inutiles, toutes les quêtes ont un but et un sens, surtout que si ça ne vous plaît pas, vous pouvez toujours tuer le donneur de quête… mais à quel prix.
Le jeu date quand même de 2010, donc il est vieux de 15 ans à ce moment-là, et honnêtement, il a très bien vieilli. Hormis les graphismes qui, même pour 2010, sont plutôt moyens, et la mobilité ABOMINABLE, tout est encore très frais. Absolument aucune impression de jouer à un vieux jeu dépassé. Donc quel plaisir de découvrir ça après autant de temps.
Je pourrais aussi vous parler des mods, qui sont une partie à part entière du jeu. Vous dire que des mods faits de toutes pièces par les joueurs, et pour les joueurs, apportent une quantité infinie de rejouabilité : des refontes graphiques, des optimisations, de nouvelles zones et quêtes, des armes, et bien plus encore. Mais évidemment, ce serait de la triche, car ce n’est pas dans le jeu de base… mais c’est quand même là, et super simple à mettre en place.
Je comprends pourquoi les gens l’adorent ou le détestent. Son originalité et sa différence par rapport aux autres Fallout sont les raisons pour lesquelles le jeu est aussi bon. Il n’a quasiment rien à voir avec les autres opus de la même franchise, mais réussit à l’incarner encore plus à la perfection que les autres. Je suis devenu vraiment fan du jeu et de l’expérience : tout est génial. Je n’ai pas peur de dire que oui, c’est le MEILLEUR Fallout.
Un classique pour son époque, mais surtout, un bijou intemporel.