Final Fantasy VI est incontestablement un grand classique du JRPG et je comprends parfaitement pourquoi il est autant cité parmi les meilleurs épisodes de la série. Son univers est riche, son antagoniste est mémorable et sa bande originale est tout simplement exceptionnelle. Même aujourd’hui, les compositions de Nobuo Uematsu restent l’un des plus grands points forts du jeu.
En revanche, le poids des années se fait sentir. La Pixel Remaster apporte un vrai confort de jeu, mais elle ne peut pas totalement masquer certaines limites de conception. Le principal défaut, selon moi, est le manque de fil conducteur dans la seconde moitié de l’aventure. Une fois dans le Monde en Ruines, le jeu offre une grande liberté, mais au prix d’une certaine confusion : on ne sait plus toujours où aller, quels personnages recruter ou quelles quêtes poursuivre. Sans journal de quêtes ou repères modernes, il est facile de perdre le fil.
J’ai également trouvé la conclusion un peu en retrait. Le combat final est excellent, mais la fin m’a laissé sur ma faim. Les événements s’enchaînent rapidement et j’aurais aimé une conclusion plus développée, surtout après une aventure aussi ambitieuse.
Malgré ces réserves, Final Fantasy VI reste une œuvre majeure qui a profondément marqué son époque. Je comprends son statut de légende, mais avec un regard de joueur de 2026, je le place un peu derrière d’autres épisodes de la série. Pour moi, mon classement personnel reste : Final Fantasy VII Remake, Final Fantasy VII, Final Fantasy IX, puis Final Fantasy VI.
Un classique incontournable, mais qui, à mes yeux, a davantage valeur de monument historique que de chef-d’œuvre intemporel.