Aujourd'hui, c'est Samedi et j'ai assez d'argent pour acheter un jeu playstation. Fébrilement, j'accours dans le rayon jeux-vidéo de ma grande surface favorite et cherche quel jeu pourrait avoir l'honneur d'être adopté. Mes yeux tombent sur un certain Final Fantasy VII, version platinum. La boîte est bien peu encourageante, une sorte de grosse boule d'energie sur fond blanc, bof bof me dis-je. Je tourne le boitier et lit le résumé : ça me parle d'éco-guerriers, d'âme de l'univers, bref, ça met en valeur l'aspect scénarisé du jeu. "L'est bizarre ce jeu" dit l'habitué des Super Mario et autre Street Fighter. Surtout que les images de présentation ne sont pas très parlante non plus... Je le repose et prends à la place un jeu daubesque dont j'ai oublié l'existence.
Quelques temps plus tard, j'ai de nouveau de quoi acheter un jeu et je me retrouve devant Final Fantasy VII... Que faire ? L'acheter ou pas ? Je relis une dernière fois ce résumé trouble, me décide et passe à la caisse.
Ce jour-là, ma vie n'allait plus être la même. Ca semble fort en café ce que je dis, mais c'est bel et bien vrai. Final Fantasy VII est un jeu qui marque un jeune gamin de 9/10 ans à vie.
Pour la première fois, je découvrais que le jeu-vidéo pouvait avoir une vraie histoire, très fournie, avec des personnages différents, de l'exploration, des musiques marquantes, des événements tragiques... Ma conception du jeu-vidéo, et du jeu tout court, n'allait plus être la même.
Mais au-delà de cette vision nouvelle pour moi, qu'est ce qui fait de Final Fantasy VII un jeu si marquant, si unique, si légendaire ?
Premièrement, sa galerie de personnages mythiques. Notamment Clad, le héros le plus je-m'en-foutiste de la planète ("Clad, nous devons sauver ces gens là-bas ! -Bof, je m'en fous moi"), toute une conception à lui tout seul. Surtout quand on découvre qu'il est plus qu'un blondinet un peu imbécile, mais un vrai anti-héros en puissance au passé torturé. Qu'est ce que j'ai vibré quand on découvre qu'il n'a jamais été le soldat brillant qu'il croit être, mais juste un être aussi perdu que les autres, une personne au bord de la folie bipolaire. Aerith la dernière survivante d'une race perdue qui se fera horriblement tuer sous nos yeux, Cid le vieux qui espère enfin trouver un sens à sa vie qu'il pense raté, RedXIII ou l'être piégé par la technologie et solitaire, Vincent et son drame amoureux... C'est toute une galerie qui a bâti une vraie légende, d'une puissance tragique jamais vue dans un jeu-vidéo.
Ensuite, ses musiques. Mais quelles musiques ! Ce sont les plus inoubliables de la culture vidéoludique, un vrai monument. Je crois que je n'ai jamais eu une telle émotion que lors du combat final, lorsqu'à retentit "One Winged Angel", j'ai desuite crié à ma soeur "mais putain cette musique est énorme, et ce combat me rend fou, j'ai jamais vu ça !".
Nous avons en plus de ça un scénario d'une qualité rare, surtout pour un jeu-vidéo. Oui je fais partie de ceux qui estime que jusqu'à maintenant, nous n'avons jamais vu un vrai bon scénario dans le jeu-vidéo. Sauf dans Final Fantasy VII. Car Final Fantasy VII assume parfaitement ses racines japonaises, assume sa culture vidéoludique, ne sombre pas dans un pseudo futurisme nanardesque (Tu m'entends Hideo Kojima ?) et nous offre une histoire à captiver mémé dans sa chaumière.
Et que dire de l'aspect vidéoludique pur et dur, le coté jouabilité ? Euh... le meilleur système à ce jour jamais vu dans un RPG Japonais ? Je ne comprends pas pourquoi les gars de Square Enix s'emmerdent actuellement avec des sphériers pourris aussi rigide que la pensée de Zemmour, alors qu'ils avaient atteint un summum de simplicité et ergonomie avec un système aussi con (faut le dire) que celui des matérias. Youpi, on a droit à un certain nombre de matéria selon son arme, elles font un certain effet. Pouf, c'est tout. Et rien que ça, c'était la révolution. Cela à amener tout une variante de combinaison titanesque ("Tu le fais jouer comment toi ton Clad ?"), et si à cela on ajoute le plus bel équilibrage trouvé entre pouvoir générique / invocation (Ben ouais, après le VII on peut pas dire que ce fut à l'ordre du jour cet équilibrage pouvoirs/invocation. Trop présentes dans le VIII, fantomatique dans les autres opus, on n'a pas réussi à retrouver cet équilibre parfait par la suite), on a un gameplay au poil, qui va à ravir pour les joueurs de tout âge.
Que rajouter ? Chef-d'oeuvre absolu pour toute une génération, monument indétrônable du RPG Japonais quoiqu'on en dise. FFVII est l'ultime référence du jeu-vidéo, pas le jeu parfait malheureusement (graphismes qui vieillissent mal, erreurs de traductions horribles, bestiaire peu inspiré), mais un jeu à la qualité artistique inégalée.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste