À ne surtout ne pas regarder de trop près ...
Soit, la formule FinalFantaisiste a déjà été malmenée par Final Fantasy X et XII, ce qui a donné naissance à des jeux plutôt bons, voir très bons. Cependant dans le cas de Final Fantasy XIII on peut difficilement parler de prise de risque. Ou du moins pourrait-on interpréter qu'elle n'est pas assumée : Square Enix a voulu ratisser large au niveau du public plutôt que de ne viser à satisfaire qu'une portion exigeante de ce dernier.
Venons-en aux faits : Final Fantasy XIII présente tous les travers des blockbusters vidéoludiques contemporains affichants des bénéfices insolents : en se dépêchant, sans regarder dans les détails, on peut, grosso-modo, passer un agréable moment. Bien ... Mais quid de la profondeur de jeu, de l'histoire ?
Final Fantasy XIII a au moins le mérite d'être cohérent avec lui-même. Une fois qu'on a fait le point sur les graphismes impressionnants, la direction artistique globalement attrayante et les musiques qui sont pour la plupart très audibles, le jeu ne se donne jamais la peine d'approfondir.
Le côté couloir est omniprésent, il devient même si frustrant qu'au moment d'arriver dans un espace ouvert, on ne parvient pas à se réacclimater. Le système de combat va de paire : plus que répétitif, rébarbatif sitôt qu'on a envie de faire autre chose que l'attaque automatique. Enfin bon, il suffit de ne pas vouloir trop approfondir.
Pour ce qui est de l'univers du jeu, et qui aurait pu devenir un gros point fort, il est à peine creusé, restant à un stade schématique, voir caricatural. D'où une histoire qui parait complètement téléphonée, rallongée exagérément à coup de flash-back creux et de dialogues niais, avec ces antagonistes expédiés tellement rapidement que cela en devient risible.
Cependant l'adjectif caricatural devrait plutôt revenir aux personnages principaux. Certes n'importe quel personnage de fiction est l'incarnation d'un archétype à un certain degré ... Mais là franchement il faudrait remercier Square Enix pour avoir réussi à mettre dans un même jeu ...
En ce qui me concerne, force m'est d'admettre que je devrais plutôt remercier Square Enix. En effet, ce retour sur un jeu, auquel j'ai un temps adhéré, m'a permis de me cerner définitivement en temps que joueur : oui j'aime les histoires denses, les univers étendus et les mondes explorables à loisir. Mais tant qu'à faire, si Final Fantasy XIII avait pu me convenir (et je doute d'être le seul dans ce cas), ç'aurait été mieux ...