Cet épisode pourrait se résumer en quelques onomatopées :
D'abord ça fait "yeah !", et puis après ça fait "hein ?!", et puis un tout petit peu plus tard ça finit par faire "pouah !". Quand on est fan de RPG, et de Final Fantasy plus particulièrement, on est un peu comme en amour : Très patient, assez exigeant, et magnanime à la fois. On pardonne difficilement d'avoir été trompé. Mais on aime, c'est comme ça, ça ne s'explique pas, le charme et toutes ces petites choses qui nous rappellent les émotions passées.


Pour parler plus précisément, j'ai recommencé et abandonné cet opus plusieurs fois (4 fois plus précisément) : la sensation première de ne pas être maître des ses mouvements et d'avancer dans un couloir, le scénario et l'univers très (trop) technoïde et des personnages à qui il est difficile de s'attacher tant on verse dans les extrêmes de la mièvrerie et des stéréotypes nippon. Non pas que ça ne me plaise pas, mais ça manque un peu de subtilité et ça tend à rendre les péripéties moins grave. J'ai le sentiment qu'on est passé des scènes et des combats épiques à une démonstration de savoir faire graphique.
Car le jeu est magnifique, il faut le dire, c'est une claque visuelle, bien que les animations des visages lors des dialogues restent loin de pas mal de hits. Mais ce n'est pas un frein, le dépaysement est total en terme d'univers et les effets de lumière sont calibrés à la perfection. Ce qui rend le fait de ne pas être libre d'explorer le tout de fond en combles encore un peu plus frustrant.
Heureusement l'aventure est un vrai tourbillon et ne laisse pas de répit. Les combats s'enchaînent à un rythme très soutenu, appuyé par un système de combat qui n'est pas sans rappeler celui de final fantasy X-2 : Le mode de fonctionnement via des stratégies d'équipe et des rôles pour chaque personnage...
C'est difficile de passer le cap et de prendre le jeu pour ce qu'il est, tant j'ai eu d'attentes. Et malgré tout, j'en suis venu à bout. La seconde partie du jeu se déroulant dans un espace plus ouvert, ça a même été un peu difficile de se jeter vers la dernière ligne droite jusqu'au boss final. Ceci dit c'est quand même avec plaisir que j'y ai joué, une fois passé le premier cap des préjugés. J'aurai bien aimé qu'il dure un peu plus longtemps... Et le fait de pouvoir retourner sur Gran Pulse une fois le boss de fin vaincu, ne suffit pas à m'enlever ce petit pincement.


Cet épisode est selon moi un excellent jeu, si on met de côté qu'il hérite d'une longue lignée de Final Fantasy. Et je pense que d'une manière très originale, il apporte des innovations intéressantes à la saga, mais qu'il faut parfois faire tomber le masque de fanboy pour les voir :)

neovea
7
Écrit par

Créée

le 31 mars 2016

Critique lue 199 fois

Final Fantasy XIII

Final Fantasy XIII

5

Vnr-Herzog

le 7 mai 2010

Suivre

Il parait que XIII ça porte malheur

S'il y a une saga vidéoludique qui a fait exploser un genre c'est bien Final Fantasy. La découverte massive du 7ème (et excellent) épisode à permis au J-RPG (le jeu de rôle japonais, dont les...

Final Fantasy XIII

Final Fantasy XIII

7

Ray

le 16 avr. 2014

Suivre

Faut-il crier au loup quand ce dernier n’est pas présent ?

FF est mort, vive FF ! Combien de fois aurais-je entendu ça de la part des fans qui se sentent violés et qui se rendent compte qu’une série ne leur appartient pas ? Trop à mon gout surtout quand...

Final Fantasy XIII

Final Fantasy XIII

4

M9aouedd

le 16 mars 2010

Suivre

Ah quelle était belle la chèvre de monsieur Seuguin...

Qui dit Final Fantasy, pense automatiquement au monument du RPG japonais, ou le RPG en général. Sauf que... ce n'est apparemment plus le cas. Plusieurs raisons peuvent être citées, mais le fait est...

Final Fantasy XIII

Final Fantasy XIII

7

neovea

le 31 mars 2016

Suivre

Je te fuis tu me suis...

Cet épisode pourrait se résumer en quelques onomatopées : D'abord ça fait "yeah !", et puis après ça fait "hein ?!", et puis un tout petit peu plus tard ça finit par faire "pouah !". Quand on est fan...

Six pieds sous terre

Six pieds sous terre

10

neovea

le 6 avr. 2016

Suivre

Impartial

Il n'y aura jamais Ô grand jamais aucune œuvre pour laquelle je mettrai la note maximum, mais Six Feet Under bordel ! C'est la découverte la plus improbable, la plus drôle, la plus triste, la plus...

Dark City

Dark City

7

neovea

le 6 avr. 2016

Suivre

Entre polar noir, science fiction et fantasy

Depuis le temps que je me dis que je dois voir ce film, c'est chose faite. Mais par où commencer ? Entre une mise dans le bain dès les premières secondes, une ambiance digne d'un polar sombre des...