L'un de mes premiers jeux sur Megadrive. Et pourtant lorsque j'y ai joué la console était déjà bien "has been". Je garde un souvenir très sympathique de ce jeu finement mis en scène, qui du début à la fin vous raconte une histoire cyberpunk avec une conclusion toute en finesse.
Je rédige cette critique, car il y a peu j'ai ressortis le jeu de mes cartons après avoir joué à la démo de la version démat sur PS3. Par curiosité, je voulais comparer et voir si mes souvenirs de la version originale ne s'étaient pas étiolés.
A vrai dire, ça été mi-figue mi-raisin comme on dit. Sur le plan graphique c'est tout à fait acceptable et le jeu possède un style unique qui n'a pas vieilli du tout. idem pour les musiques et les sonorités du jeu qui, malgré le son électronique de la Megadrive, sont parfaitement adaptés à l'ambiance. Le déroulement du jeu et la mise en scène sont intouchables. Jouer à ce jeu à l'époque devait être une révolution tant la mise en scène est fignolée.
Ce n'est pas que la représentation 3D des cinématiques, mais aussi les cadrages qui lui sont appliqué, l’animation, et la façon dont sont amenée ces cinématiques. Les décors sont également très inspirés par des films tel que Blade Runner. Et flashback aurait pu également être la suite ou le précurseur du titre de Konami Snatcher qui s'en rapproche beaucoup au niveau de l’ambiance.
Comparé au remake PS3, la version Megadrive a tout pour elle... sauf une chose : les contrôles. Quand j'ai essayé la version PS3, la prise en main a été intuitive, sans que je me demande quel étaient les contrôles de l'époque et en quelques secondes j'étais maitre des mouvement de Conrad. En revanche, quand j'ai rebranché la version Megadrive, outre la sauvegarde qui prend réellement 3 plombes, il m'a fallu un temps certain pour réapprendre comment bouger le personnage. Qu'elle est cette idée saugrenue d'appuyer dur haut pour sauter ? Pourquoi il y a une sorte de retard quand on appuie sur les touches (surtout pour aller dans l'inventaire). Et cette idée débile de rentrer et sortir son flingue et d'utiliser une autre touche pour s'en servir (sur PS3 on maintien une touche dégainer).
En bref, les contrôles ont pris un coup de vieux. Mais pour tout le reste le jeu est encore largement jouable et agréable en 2015. D'autant que l'intrigue est superbement bien déroulée, que la bande son est excellente et que globalement ce jeu ne vous prend pas pour des imbéciles. Certes, les allés-retours sont parfois laborieux, mais il y a une véritable intelligence de jeu. Les énigmes son subtiles sans être complexes et s’intègre bien au déroulement.
Pour finir la fin est top, et offre une conclusion ouverte, mais pas bâclé ce qui est étonnant pour un jeu occidental. Flashback c'est un titre intemporel (sauf pour les contrôles), un classique comme on dit. A quoi on reconnait un classique ? Bah quand des p'tits jeunes accrochent sans avoir connu, c'est que c'est bon.