Freedom Fall
6.7
Freedom Fall

Jeu de Stirfire Studios (2014 · PC)

Il y a quelque chose qui me gêne beaucoup dans les jeux indés "conceptuels" (entendez par là ceux qui exploitent un concept bien précis, censément original, et constituant leur principal argument de vente) : leur durée de vie, généralement fort maigre. Freedom Fall se termine en environ une heure et demie, maximum. Et pourtant, j'en sors satisfait, et heureux d'y avoir joué.

Donc, Freedom Fall, c'est l'histoire d'un prisonnier enfermé dans une tour, destiné à y croupir. À moins qu'il décide de tenter de s'évader, un chemin est déjà tout tracé pour lui... sauf que l'immense tour qu'il aura à descendre est parsemée de pièges destinés à le faire mourir le plus sadiquement possible.

En fait, Freedom Fall est bourré de bonnes idées. La première, la plus visible, c'est la narration. Tout est raconté par la princesse, qui a taggé sur les murs des messages à l'attention de notre héros, Marsh. La princesse étant justement l'inventrice de ces pièges sadiques, vous comprenez vite le piquant de la chose... Donc on est dans une narration qui fait penser à Portal par exemple, et ça marche. Ensuite, un certain choix est laissé au joueur dans sa façon d'aborder le jeu, malgré la linéarité du titre : ainsi plusieurs passages mènent au bas de la tour et de nombreuses zones difficiles d'accès sont disséminées (on regrette toutefois que tout cela ne soit pas poussé un peu plus loin, on a rarement plus de deux chemins à notre disposition et rares sont les passages vraiment difficiles), et l'on a droit à quelques (minimes) embranchements de scénario qui renforcent l'immersion de manière discrète et plaisante. Il faut aussi bien sûr noter le postulat de base du titre, à savoir le gameplay plateforme mais orienté sur la verticalité et non plus sur l'horizontalité. Le titre n'est d'ailleurs pas sans s'inspirer ouvertement de divers épisodes de Prince of Persia, ce qui contribue à instaurer une ambiance plutôt sympa.

D'ailleurs, l'ambiance. Très jolis graphismes, qui manquent peut-être un poil de relief toutefois. Les musiques sont également de belle qualité, on se sent bien en parcourant Freedom Fall. Expérience plaisante et grisante donc.

Côté contenu, s'il l'histoire est bien courte, il faut toutefois noter la présence de deux niveaux bonus, d'un mode de difficulté plus élevé et des fameux embranchements qui justifient de rejouer. Remarquons également que le suivi des développeurs est là: outre leur don de clés Steam aux acheteurs Desura, ils ont pris la peine de gratifier le jeu d'une mise à jour contenant de nouveaux niveaux et le mode difficile.

Finalement, malgré son prix qui peut paraitre excessif au vu du contenu (9€ quand même), Freedom Fall est plaisant, et se veut une vitrine pour des développeurs manifestement pas en reste d'idées et d'imaginaire à proposer aux joueurs. Souhaitons-leur le meilleur, en espérant voir de nouvelles chouettes surprises du genre.
Antevre
7
Écrit par

Créée

le 24 nov. 2014

Critique lue 227 fois

Antevre

Écrit par

Critique lue 227 fois

Du même critique

Bleach

Bleach

7

Antevre

876 critiques

Qui c'est qu'a la plus grosse épée? Hein? Hein?

Parler de l'anime Bleach est un peu douloureux. Tout simplement car on y trouve le pire comme le meilleur, que d'une part on aimerait pouvoir l'aduler pour certaines de ses qualités, mais que d'autre...

le 16 févr. 2013

Non mais t'as vu c'que t'écoutes

Non mais t'as vu c'que t'écoutes

5

Antevre

876 critiques

Critique de Non mais t'as vu c'que t'écoutes par Antevre

Youtube, c'est un peu la jungle. On y trouve tout et n'importe quoi. Si l'on s'intéresse plus particulièrement au domaine de ce que l'on appelle maintenant souvent les émissions web et les webséries...

le 1 avr. 2015

Marvel's The Punisher

Marvel's The Punisher

4

Antevre

876 critiques

Critique de Marvel's The Punisher par Antevre

Grosse déception pour cette série, qui vend un produit complètement générique là où on aurait pu espérer avoir quelque chose qui sort des sentiers battus... Frank Castle est le Punisher. Après que sa...

le 18 déc. 2017