J'étais content de retrouver le gameplay toujours efficace des Gears (contrairement à celui d'Uncharted LOL). Davantage que de découvrir cette campagne, plus oubliable que les deux suites.
J'étais agréablement surpris en ce sens de constater à quel point autant d'armes emblématiques étaient déjà présentes dès ce premier volet (Le Rayon de l'Aube, l'Arbalète ; même si le combo Lanzor + Sniper reste déjà imparable) tout comme le bestiaire emblématique de la trilogie (je ne m'attendais pas à ce que les Reavers apparaissent dès la fin de ce premier volet). Tout comme les fondamentaux du gameplay très efficace, le cover shooter bien sûr mais aussi l'importance du tir au jugé (vu la violence des dégâts en Hardcore), la tronçonneuse en arme de corps à corps salvatrice dès qu'un ennemi franchit notre barricade ou encore l'utilisation bien pensée des grenades, c'était des retrouvailles très vite instinctives pour un plaisir immédiat (et assez régressif, on ne va pas se mentir).
Pour le reste, la campagne n'a pas forcément bien supportée l'épreuve du temps à une époque où Gears s'est fait dépouiller de tous ses atouts par la concurrence (un peu comme le premier Assassin's Creed en un sens) lui enlevant ainsi grandement de sa singularité; à l'époque, tout le monde conseillait de commencer directement par Gears 2 et je peux comprendre pourquoi vu que la campagne n'a pas vraiment d'éléments marquants, au delà de cette promesse de départ en matière d'action. L'Acte 2 parvient néanmoins à faire illusion entre un affrontement original contre une Berserker ou une séquence "The Floor Is Lava" assez ingénieuse mais ensuite ça se gâte entre une séquence en véhicule laborieuse, un moment Indiana Jones qui ressemble plus à une fête foraine foireuse ou des environnements étrangement exigus alors que le gameplay ne s'y prête pas. L'Acte IV semble d'ailleurs renoncer à ses velléités de diversifier l'expérience de jeu pour se focaliser sur l'intensité des gunfights avec d'excellentes arènes de combat ; Gears a toujours pêché pour ma part par son manque de variété en comparaison du grandiose Resident Evil 4 et ce premier opus ne faisait pas exception, en témoigne d'ailleurs des boss pas toujours reluisants non plus. Et comme Resident Evil 5 par la suite, c'est vraiment un jeu à privilégier en coop si on veut s'attaquer à des challenges avancés tellement l'IA du jeu a visiblement des pensées suicidaires, rendant notamment l'affrontement final comme une purge à jouer.
Pour le reste, le multijoueur reste sympathique mais en l'absence du fameux mode "Hoooorrrdeeee", ça devient surtout Destructor Simulator. Du coup, j'avoue que je suis un peu curieux de savoir si un nouveau public pourrait vraiment être intéressé par ce Remastered car j'aurais plutôt tendance à penser qu'ils relanceraient vite Helldivers 2 dans la foulée.
Mais j'étais content de me replonger dans cette époque de la 360 sur...PS5 (quelle hérésie! C'est comme voir Sonic débarquer chez Nintendo finalement. :p). Le Remastered est d'ailleurs plutôt soigné visuellement (hormis la séquence finale en train assez grossière visuellement) et malgré le scénario nanardesque au possible (vive la VF!), j'ai toujours apprécié l'univers de Gears qu'on distingue en lisant un peu entre les lignes. Vivement E-Day pour redécouvrir toute cette ambiance avec une approche un peu plus premier degré et des graphismes de pointe!