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le 2 mai 2020
Gibbon Beyond the Trees est le dernier jeu (pour l’instant) du studio « Broken Rules », qui a réalisé notamment Old Man Journey et Secret of Raetikon, 2 jeux qui ont une petite réputation dans les milieux indés, sans en faire des incontournables. Des petits jeux sympas quoi.
Eh bien Gibbon ne fait pas exception : explication.
On y incarne un gibbon, ces sympathiques primates aux longs bras, dans la jungle (de Bornéo sans doute). Avec son copain (sa copine ?) et un bébé, les singes (et donc vous) se balancent de branche en branche. En termes de gameplay, on a donc le choix d’utiliser les pieds pour courir (un bouton), ou les mains pour s’accrocher (un second bouton). Le gibbon lui se déplacera automatiquement vers la droite. Une mécanique de runner donc.
Avantage d’utiliser la bascule de main en main : on peut aller de plus en plus vite, et sauter plus loin. Sur les pieds par contre, on ira moins vite, sauf dans le cas où le support est en pente : dans ce cas on pourra faire une glissade qui nous permettra d’obtenir un petit boost de vitesse. Enfin dernier mouvement possible, le singe peut faire un salto, qui lui permettra aussi d’avoir un boost.
Il s’agira donc de ce frayer un chemin à travers les branches, sols, et autres lianes, pour atteindre les différents « stages », qui s’enchainent sans coupure ni temps de chargement (c’est à noter) si ce n’est quelques cinématiques « ingame ». Le jeu se regarde donc comme une longue course sans interruption, d’abord amusante, lorsque les deux singes (et le bébé oui je sais) s’amusent dans la jungle, puis plus angoissante au fur et à mesure que le jeu progresse.
Car Gibbon ne veut pas juste être un runner parmi tant d’autre : il vise à avoir un discours écologique. Donc oui, on croisera des hommes, qui feront leurs activités d’homme : déforestation pour faire de la plantation intensive, installation de village voire de ville, trafic d’animaux et autres joyeusetés. Pas de manichéisme au programme : si quelques êtres humains seront réellement malfaisants, les ¾ des personnages que vous croiserez s’en ficheront de la présence du singe, ou au pire manifesteront de l’étonnement. Par contre, on verra surtout les effets de cette activité sur l’environnement, avec des animaux qui sont chassés de la forêt et qui finissent par vivre dans les villes, la déforestation, les feux de forêt, etc. .
Ces moments de « bascule » sont d’ailleurs les plus intéressant. Par exemple, au début du jeu, on trouve très facilement des chemins dans les arbres. Mais dans les zones ou les hommes sont en train de couper les arbres ou de les bruler, celles où des villageois s’installent, se déplacer devient nettement plus compliqué. Difficile de sauter de branche en branche quand il ne reste plus que des troncs calcinés, ou quand les arbres sont rates. La ville aussi apporte son lot de complication, et de danger.
Même si certains passages sont plus « difficile », mais le jeu ne met jamais vraiment en difficulté. C’est juste que le singe se trouve sur le sol à courir au lieu de fendre le ciel en se balançant. Bien sûr il y a quelques endroits où on pourra mourir, mais ce n’est jamais punitif, et le jeu est très casual dans son approche. Et surtout, c’est torché en 1h30 max pour la partie « histoire » du jeu. Une fois cette partie terminée, on peut attaquer des défis journaliers, générés de manière procédurale où on pourra se comparer avec les autres joueurs, ou commencer une seconde histoire qui consiste à sauver des animaux et récupérer des éléments d’histoires dans des niveaux générés aléatoirement.
Techniquement, le jeu est joli, avec ces personnages découpés dans de grands aplats coloré, une belle DA d’une manière générale, et j’ai trouvé une vraie homogénéité entre ce qui est raconté, la façon de le raconter, et le gameplay. Pas de long texte explicatif, pas de voix off, la narration est totalement ingame et c’est le genre de truc qu’il faut souligner.
Alors Gibbon n’est pas le jeu du siècle, mais j’ai passé un chouette petit moment à suivre les péripéties de ces singes, avec une histoire au fond assez touchante, et un discours écologique qui s’offre le luxe de ne pas être qu’un discours, mais d’avoir des implications sur le gameplay.
Créée
le 3 avr. 2026
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