Spiders, le studio français bien connu pour ses jeux (de rôle) bâclés a encore une fois sévi… sévèrement ! Déjà, le « monde » proposé est à côté de la plaque : une sorte de XVIIème siècle avec de la magie (?!)… bien peu crédible… mais avec si peu de magie qu’on a accès (éventuellement) qu’à un seul sort, la « stase » !
A condition d’avoir choisi dès le départ le « bon » arbre de compétences, car le jeu ne vous autorise qu’à distribuer des points dans cet arbre et pas dans les deux autres ! t’appelles ça, un jeu de rôle ?
Mais revenons au monde lui-même (aux graphismes pas trop vilains, ma foi) qui nous sert sans vergogne son agenda moralisateur anti-colonialiste, deux factions invasives (dont l’une très inquisitrice) et la troisième, celle des gentils indigènes de l’île : on a donc une sorte d’Avatarte qui ne pisse pas bien loin !
Par ailleurs, le jeu qui n’est pourtant pas un monde ouvert, réussit l’exploit de rendre les voyages rapides inutilement compliqués et ses trois petites villes ne sont qu’un copié-collé des deux autres… sans compter celle du prologue.
Le combat n’est pas folichon et demeure une mauvaise copie de celui du… Witcher 2 (!) mais en nettement moins bien et pourtant, c’était pas déjà terrible dans ce Witcher second du nom…
Cela reste certes moins merdique que dans les précédentes daubes de Spiders mais tout de même… qu’est-ce qu’on s’emmerde !
Et c’est là le plus gros défaut du jeu, l’énorme défaut rédhibitoire : passé le prologue un brin intrigant, on s’emmerde à n’en plus finir par la suite : les enjeux sont ballots et/ou escamotés, les personnages sont creux et déjà vus, les dialogues sont littéralement à dormir debout (en voix anglaises uniquement !).
Je rajouterai à tout ça que l’interface est largement perfectible et que la musique est ratée, plate et insipide. Et la direction artistique est discutable et l’histoire est écrite avec les pieds.
En bref et en résumé, ils ne savent toujours pas y faire, alors de grâce, je vous demande de vous arrêter ! vous êtes des incapables, vous n’y arriverez jamais… faites-vous une raison, les baltringues !