Assez dur à décrire. On va dire que c’est du platformer narratif poétique.
J’y ai joué il y a un mois et je continue d’y penser encore aujourd’hui ainsi que d’écouter sa splendide bande originale.
Une adolescente, lovée dans le creux de la main d’une immense et belle statue féminine. Puis celle-ci s’effrite, part en morceaux. Après une longue chute, nous nous retrouvons dans un monde terne, en ruines où tout ce que nous puissions faire, c’est d’avancer ou de tomber sur les genoux. Puis nous résistons aux tempêtes, nous pouvons sauter sur les obstacles, nous donnons des teintes colorées à ce monde gris,…
Je me suis surpris à chialer à grosses larmes.
Je saisissais petit-à-petit le sens des symboles, les métaphores, le message du jeu. Le bougre m’a emmené là où il voulait m’emmener. Bravo !
La direction artistique est super bien sentie, avec un style « dessiné », très agréable à l’œil, et La bande originale, indissociable du jeu, est magnifique.
Je ne suis généralement pas d’accord pour dire que le JV est un art mais là n’est pas le débat : force est de constater que nous sommes face à un chef-d’œuvre. Un bijou touché par la grâce, au message fort.
« Gris » est court à faire (2h, environ) mais tellement généreux. Posez-vous au calme, seul, pour profitez de cette expérience.