Guacamelee! 2 est une suite qui reprend la formule du 1er jeu en l’affinant, sachant que j’avais adoré le premier épisode. Le jeu ne révolutionne pas la formule, mais il s’améliore pour offrir une expérience particulièrement maîtrisée et fun.
Ma critique en vidéo ici.
L'histoire et l'univers du jeu
L'histoire de Guacamelee! 2 se déroule sept ans après la victoire de Juan Aguacate sur Carlos Calaca, alors que notre héros a pris de la bouteille, pris du poids et mène une vie paisible avec sa femme et ses deux enfants. Sa retraite est brutalement interrompue par son ancien mentor Tostado, qui le projette dans le « Mexiverse » — un multivers de réalités parallèles interconnectées.
Juan découvre qu'un autre luchador nommé Salvador, corrompu par le pouvoir de son propre masque mystique, cherche à réunir les trois reliques sacrées du guacamole ultime pour réécrire le temps et détruire toutes les lignes temporelles, sauf la sienne.
Désormais contraint de traverser des dimensions alternatives absurde (comme un univers où tout le monde est un poulet ou un monde inspiré des jeux rétro), Juan doit retrouver sa forme d'antan, affronter les lieutenants démoniaques de Salvador et s'allier avec des versions parallèles de ses proches pour empêcher l'effondrement du Mexiverse.
L'univers brille par sa direction artistique colorée au style graphique unique, sublimé par une bande-son électro-mexicaine rythmée et mémorable. De plus, le ton reste fidèle à la série : un humour décalé, rempli d'autodérision et de clins d'œil savoureux à la pop-culture et à l'histoire du jeu vidéo.
Le gameplay et le level design
Le gameplay de Guacamelee! 2 perfectionne la formule Metroidvania en 2D en combinant plateforme exigeante et combats de style beat 'em up nerveux.
Le cœur du système repose sur la complémentarité entre la forme humaine de Juan et sa forme de poulet, qui bénéficie désormais d'un arbre de compétences dédié et de techniques de combat propres pour s'infiltrer dans des passages étroits ou faire des attaques en l’air.
Durant l’aventure, on débloque des coups spéciaux associés à des couleurs spécifiques (comme le Uppercut du Coq ou le Slam de la Grenouille) qui servent autant à briser les boucliers ennemis qu'à détruire des obstacles de couleur correspondante pour progresser.
L'aventure met fortement l'accent sur le rythme en imposant de jongler instantanément entre le monde des vivants et celui des morts pour matérialiser ou faire disparaître des plateformes en plein saut, tout en enchaînant des combos.
Côté exploration, le level design offre un excellent mélange entre le Metroidvania classique et des phases de plateforme intenses, exigeantes et très bien pensées.
La difficulté et le multijoueur
Le jeu intègre un mode coopératif en local jusqu'à 4 joueurs pour faire toute l'aventure à plusieurs, ce qui garantit un chaos généralisé très amusant. Toutefois, l'action à quatre devient rapidement brouillonne et illisible sur le même écran, particulièrement dans les plateformes.
De plus, la progression est marquée par des pics de difficulté parfois brutaux. Certains défis optionnels de plateforme et combats avancés demandent une précision chirurgicale qui peut s'avérer très frustrante.
La structure et la fin de jeu
Mon principal regret vient du manque de prise de risque. La structure reste très proche du premier opus : le jeu peaufine la formule de Guacamelee! Super Turbo Championship Edition, mais apporte peu de vraies révolutions. Enfin, le backtracking (les allers-retours) pour tout débloquer à 100 % devient un peu redondant et répétitif, chose courante dans les metroidvania, et chose que je n’apprécie pas du tout dans ce type de jeu.
Points forts
- Gameplay et combat : Un système de combat très fluide et gratifiant qui enchaîne parfaitement les coups de poing, les chopes et les attaques spéciales.
- Level design et plateforme exigeants : Un excellent mélange entre l'exploration Metroidvania classique et des phases de plateforme intenses et assez compliquées et exigeantes.
- Le gameplay Poulet au sommet : La transformation en poulet n'est plus un simple gag, c'est un vrai gameplay complet avec son propre panel d'attaques et ses propres passages dédiés.
- Direction artistique et bande-son : Graphismes colorés superbes avec un style graphique unique et une bande-son électro-mexicaine rythmée et mémorable.
- Humour et références : Un ton toujours aussi décalé, rempli d'autodérision et de clins d'œil à l'histoire du jeu vidéo et à la pop-culture.
- Coop en local jusqu'à 4 joueurs : La possibilité de faire toute l'aventure à plusieurs en local pour un chaos généralisé très amusant.
Points faibles
- Structure très proche du premier opus : Le jeu peaufine et améliore la formule originale, mais apporte peu de vraies révolutions par rapport à Guacamelee! Super Turbo Championship Edition.
- Pics de difficulté parfois brutaux : Certains défis optionnels de plateforme ou combats avancés demanderont une précision chirurgicale qui peut s'avérer frustrante.
- Coop à 4 parfois illisible : À quatre joueurs sur le même écran, l'action devient rapidement brouillonne, particulièrement dans les zones d'escalade serrées.
- Répétitivité de fin de jeu : Les backtracking (aller-retours) pour tout débloquer à 100 % est un peu redondant sur les dernières heures.
Au final
Guacamelee! 2 est une excellente suite qui reprend tout ce qui faisait le charme du premier en le rendant encore plus dynamique et abouti. Malgré une structure très classique pour les habitués de la licence et des pics de difficulté exigeants, le plaisir de jeu et l'humour restent intacts. C'est un titre d'une grande qualité que je recommande sans hésiter.
8/10