Un jeu magnifique, pas trop long, pas trop cher, et qui traite de la psychose ? Je fonce direct !
Et si le jeu m'a beaucoup plu dans sa première moitié, avec ses énigmes sympa et sa belle réalisation j'ai fini par déchanter...
Hellblade est extrêmement bavard et pourtant le scénario n'évolue guère. Le côté psychose / schyzo est traité de manière peu subtile et surtout, l'oeuvre tombe dans les travers classiques du jeu vidéo: des rivières de sang, des montagnes de cadavres, des dreadlocks pas propres... toute cette débauche gore était-elle bien nécessaire ? Je ne crache pas sur la violence graphique, quand celle-ci est adaptée au propos. Mais ici, pour un jeu sensé être profond et adulte, avec l'ambition de nous représenter les maladies mentales, j'ai trouvé décevant de devoir s'appuyer sur les codes classiquement puérils du jeu vidéo. Comme s'ils ne savaient pas faire autrement.
Pour résumer simplement, après avoir écouté mon 42ème compte norvégien, et avoir torché un énième combat pas très bandant, le tout dans une mer de corps en décomposition... j'ai poussé un soupir et me suis demandé si c'est vraiment à ça que j’espérais jouer.
J'en espérais sans doute trop et ressort de cette expérience avec un avis très mitigé. Je salue tout de même la volonté initiale de se démarquer, et la réalisation technique, mais je ne peux m'empêcher de penser que le produit fini manque d’originalité et également de finesse.