Si vous vous souvenez bien, j'ai fait une critique d'un petit jeu indé du nom d'Hotline Miami il y a quelque temps de cela. Sachez seulement que 3 ans après sa sortie, les deux développeurs ayant oeuvré pour la création du jeu ont publié une suite du doux nom d'Hotline Miami 2 : Wrong Number. Et ma foi, c'est très bon, même s'il arrive à ne pas être aussi fantastique qu'Hotline Miami, et ça pour une seule et unique raison.
Cette raison, c'est son gameplay. C'est simple : il y a trop de personnages. Si vous vous rappelez bien, j'ai dit qu'Hotline Miami avait deux personnages jouables (à savoir Jacket et Biker). Dans ce Hotline Miami, il y en a treize. Oui oui, treize, ça fait que certains persos ont des gameplay que je ne trouve pas fou. Je pense notamment aux "fans", et plus particulièrement à deux d'entre eux, enfin trois vue que je veux bien sûr parler de Tony et des jumeaux (Ash et Alex). Car si Tony est très chiant, à cause, du fait qu'il ne peut attaquer qu'avec ses poings surpuissant (ce n'est pas une blague, c'est vraiment ça la capacité du perso.) et ne peux pas prendre d'armes est, selon moi, une mauvaise idée en comparaison de l'excellent masque du premier jeu (il a vraiment le masque de Tony du premier jeu qui avait la même capacité de poings surpuissants, mais qui pouvait quant à lui prendre des armes.), pour Alex et Ash, c'est vraiment mal foutu. Je peux comprendre l'idée derrière, mais c'est tellement peu pratique (Ils auraient juste pu une touche pour changer de frère et de sœur et ça aurait été bien plus confortable et pratique.). Mais si ce n'étais que ça, je lui aurais collé un beau 9/10. Mais le problème, c'est que j'ai aussi remarqué que la difficulté a vraiment été rehaussé, et si certains niveaux sont plutôt facile (notamment ceux avec l'acteur jouant le rôle inspiré par Jacket), d'autres sont beaucoup trop dur pour rien, notamment ceux avec Beard (le mec super sympa du premier jeu qui avait quatre emplois à temps pleins) qui se passe à Hawaï, ou encore ceux avec Manny Pardo, le flic qui enquête sur des meurtres sanglants, du fait de l'omniprésence de fenêtres dans ces niveaux. Cela fait que tu peux te faire tuer trop gratuitement et ça m'a énervé plus qu'autre chose. Alors, oui, ça reprend les éléments qui ont fait la force du premier jeu, mais avoir mis trop de perso a vraiment dilué le gameplay que je trouvais génial dans le premier jeu.
Néanmoins, si je trouve le gameplay moins bien que son prédécesseur, ce Hotline Miami 2 a pour lui quelque chose de plus que son grand frère : son histoire. Car si avoir mis autant de personnages dans son gameplay nuie à celui-ci , sur le plan scénaristique, c'est excellent. Crée un grand récit choral sur des événements qui se sont passé avant, pendant et après les événements du premier jeu pour expliquer tout ce qui c'est passé et pourquoi ça, c'est passé, c'est une excellente idée, mais réussir à faire ça tout en donnant avec crédibilité les personnages jouables une place dedans, c'est fort, très fort même. Et en vrai, si ce scénario est plus qu'intéressant, ce n'est pas parce qu'il est violent, mais parce qu'il est profondément nihiliste. Ce qui le montre le plus c'est son épilogue de fin.
Alors là, je vais essayer de Spoiler la fin du jeu le moins que possible, mais en gros, après avoir assisté à la mort du personnage de "the son", qui était le dernier représentant de la mafia russe après que tout les autres se soient fait buter par Jacket dans le premier jeu, qui s'est jeté du toit de sa base après s'être défoncé à sa drogue et avoir tué tout "les fans", on peut voir Richter, qui se trouve être le tueur de la copine de Jacket, vivant ses derniers instants avec sa mère jusqu'à ce que l'on apprennent la mort des deux présidents américains et russe ainsi que du déclenchement de la troisième guerre mondiale, tout ça avant la désintégration par l'atome de tout les personnages qui se trouvaient être encore en vie à la fin de ce jeu, tous autant qu'ils sont. C'est plutôt violent comme fin et montre que le cycle de la violence ne mènera qu'à la destruction totale de l'espèce humaine.
Bon par contre, ce qui reste toujours aussi bon entre les deux, ce sont bel et bien les musiques du jeu. Car comme pour l'épisode précédent, les dévs ont pioché dans différents groupes et c'est toujours aussi bon. Que ce soit du MOON, du Perturbator ou encore du Carpenter Brut, les dévs n'ont vraiment choisi que le meilleur pour que ça colle parfaitement à l'ambiance si magnifique du jeu.
En bref, Hotline Miami 2 est un très bon jeu, même si je trouve que le gameplay est moins bien et beaucoup plus punitif et gratuit dans sa difficulté que son prédécesseur, qui mérite d'être joué pour comprendre ce qu'est un bon jeu indé en plus d'être complémentaire avec l'histoire du premier jeu. Et aussi, n’espérez en aucun cas une suite à ce jeu, il n'y en aura sans doute jamais au vu de la fin de celui-ci et c'est très bien comme ça, car les deux jeux se suffisent à eux deux et n'ont aucune raison d'avoir un troisième jeu qui ne servira sans doute à rien, car il n'y a plus rien à raconter.
Sur ce, au revoir.