Illusion of Time
7.4
Illusion of Time

Jeu de Quintet, Nintendo et Enix (1993 · Super Nintendo)

Illusion Of Time est un jeu assez simple, linéaire et court. Ce manque de liberté peut être frustrant, mais l'ambiance est assez réussie pour accrocher au jeu et se laisser embarquer dans l'aventure. Une aventure qui propose quelques passages narratifs intéressants comme le moment sur le radeau en pleine mer ou le coup du jeu avec l'alcool (j'ai été surpris de mourir en me plantant, même si c'est logique). Les personnages sont jeunes et naïfs mais j'ai bien aimé ce qu'ils dégagent, ils sont à l'image du jeu : touchants pour leur simplicité. Ils vont bien avec les nombreuses références mythologiques réussies qui donnent parfois l'impression d'être dans un rêve immémorial et mélancolique.

Le gameplay est par ailleurs très agréable et efficace. J'ai adoré le fait d'avoir repris l'idée de Soul Blazer qui veut qu'un ennemi tué ne réapparait pas, ce qui permet de délivrer des power-ups ou de faire évoluer le décor quand on élimine un adversaire. Il faut traquer sans relâche les méchants, avec la satisfaction de nettoyer une bonne fois pour toutes le secteur. Dans l'idéal j'aimerais bien que ce genre d'idée soit repris dans la plupart des jeux, ce serait tellement agréable (mais le challenge serait moins important), surtout quand on veut tout explorer et que l'on n'a plus à se soucier des ennemis bien chiants. Le fait de pouvoir se transformer et de disposer de différents pouvoirs selon les transformations est également une bonne idée qui permet de varier les situations. La force dégagée par le chevalier est vraiment plaisante. D'ailleurs je trouve le jeu graphiquement réussi, les sprites sont imposants, les décors épurés mais immersifs et très cohérents. Illusion Of Time n'est pas certes pas l'A-RPG du siècle. Il n'est pas très complexe, ni super approfondi et malgré des idées intéressantes, l'histoire reste assez superficielle. Hormis cela, le jeu n'a pas de véritables défauts, il est plaisant à jouer et son ambiance lui permet de tirer son épingle.
benton
8
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Jeux finis, Les meilleurs jeux Super Nintendo, Les meilleurs jeux 16 bits et Les meilleurs jeux vidéo de 1993

Créée

le 26 mars 2011

Critique lue 839 fois

benton

Écrit par

Critique lue 839 fois

3

D'autres avis sur Illusion of Time

Illusion of Time

Illusion of Time

le 28 févr. 2011

Loin de la perfection mais envoûtant

Sorti au Japon en 1994, Illusion of Gaia est arrivé en France sous le non de Illusion of Time. Il a été accueilli avec joie par tous les joueurs qui attendaient un successeur à Secret of Mana...

Illusion of Time

Illusion of Time

le 17 juin 2010

Une très bonne occasion !

Trouvé par hasard sur une brocante pour 50 centimes, quelle ne fut pas ma joie de voir que la cartouche était en excellent état et que le jeu fonctionnait à merveille sur ma SuperNes. Étant un...

Illusion of Time

Illusion of Time

le 29 juil. 2025

Le souffle des rêves éteints

Parmi les œuvres qui jalonnent le panthéon vidéoludique de la Super Nintendo, certaines ne brillent pas par l’exubérance technique ou la complexité de leurs systèmes, mais par une qualité plus rare,...

Du même critique

Beach House

Beach House

le 8 juin 2012

Critique de Beach House par benton

Je ne sais par quel miracle la musique de Beach House arrive à créer une nostalgie de rêveries insondables. Les mots ne sont pas assez forts pour évoquer le pouvoir étrange des chansons de ce groupe...

The Thin Red Line (OST)

The Thin Red Line (OST)

le 1 juin 2013

Critique de The Thin Red Line (OST) par benton

Thin Red Line, alias La Ligne Rouge, sans doute un des plus « beau » film de guerre qui existe, un des plus émouvant et poétique. La scène qui m’a le plus marqué, outre les sublimes plans au milieu...

Goodbye and Hello

Goodbye and Hello

le 1 juin 2013

Critique de Goodbye and Hello par benton

Tim Buckley est presque aussi connu, si ce n’est plus, pour être le père de Jeff Buckley que pour sa musique, et c’est finalement un bien triste constat. Car il suffit d’écouter les albums de Tim...