Un "film interactif" réussi.
Explorant avec profondeur et fidélité le Los Angeles des années 40, la dernière production du studio rockstar, du nom de L.A. Noire, nous plonge dans un univers plus vrai que nature ! Du gameplay scripté (mais maitrisé) en passant par le moteur graphique détaillé sans oublier la durée de vie parfaitement raisonnable pour son prix, difficile de ne pas se laisser tenter par une pareille occasion de vivre une aventure troublante et passionnante.
« C’est LEEEEEENT !» voilà la phrase qui m’est venu à l’esprit (ne sachant pas à quoi m’attendre) quand j’ai lancé le jeu pour la première fois. Par exemple, pour le sprint, il y a presque 3 secondes de décalage entre le moment où on appuie sur la touche et celui où le personne se met à courir. En général, toutes les actions du jeu sont calculées pour ne laisser que peu de possibilité au joueur : les poignées de portes, les échelles, la récolte d’indices et même les journaux (je me suis rendu compte qu’il fallait attendre un petit peu pour pouvoir appuyer sur le bouton pour voir la cinématique)… Bref, un jeu bloqué de A à Z. Cependant après quelques heures de jeu, on se rend compte que, contrairement à des productions tels que COD (spécialisé en matière de gameplay linéaire complètement raté), L.A. Noire pourrait être finalement qualifié de « film interactif » réussi. Comment ne pas être charmé par l’univers sombre du vieux Los Angeles accompagné d’une bande son jazzy à l’ancienne ? Malgré le peu de liberté accordé aux gamers, et ce, même après avoir fini toutes les enquêtes, l’action parfaitement dosé entre les courses-poursuites, gunfights et diverses interpellations mouvementé compensent largement et donne un coup d’accélérateur à la jouabilité.
Comptez une vingtaine d’heures pour boucler toutes les affaires répartis en 4 brigades (Chaque CD correspond à une affectation spécifique). Rythmé vos enquêtes grâce aux 40 délits dispatché à travers les différentes sections avec possibilité après avoir fini l’histoire principale d’accéder au mode « exploration des rues » permettant de faire celle qui vont ont échappés lors des transmissions radio. Ce mode permet également de chercher les journaux manquants, voitures cachés, insignes ou encore diverses bobines disséminé dans toute la ville.
Le système des interrogatoires est plutôt intéressant, il faut procéder de la façon suivante : sélectionner la question désirée et observer bien les expressions faciales du suspect (les yeux ne mentent jamais) lors de sa réponse afin de déceler le vrai du faux. 3 possibilités s’offrent à vous (vérité, doute et mensonge), si l’interrogé ment mais qu’il n y a pas de preuve pouvant appuyer la thèse, doutez de sa version des faits en lui mettant la pression. Prenez garde cependant, malgré la facilité déconcertante de certains interrogatoires (pour bien mentir… oubliez les mimiques théâtrales !), d’autres personnages seront beaucoup plus coriace à contredire (en utilisant « mensonge », il faudra mettre en avant la preuve exacte, autant dire qu’avec un carnet rempli d’indices ce n’est pas gagné d’avance). Heureusement en cas d’hésitation, les points d’intuitions sont toujours là.
Finalement, l’appellation « film interactif réussi » me semble la plus approprié (non sans une petite connotation négative quant à l’action linéaire). J’ai évité de m’attarder sur le scénario de fond… maudit soi ma flemmardise. Sans spoiler, sachez juste que la fin de l’histoire est très décevante (je tiens à insister là-dessus, c’est en quelque sorte le mauvais côté du jeu). Avec tous les DLC compris, L.A Noire se trouve actuellement aux alentours de 20 €, un très bon rapport qualité/durée de vie/prix. Sans atteindre la perfection, L.A noire se révèle être un très bon blockbuster par son ambiance immersive ainsi que par son action maitrisé.