"Quoi?
Hidéo Kojima et Guillermo Del Toro ont fait le buzz avait un jeu d'horreur en vue FPS, alors que tout le monde pensait le genre désormais mort et enterré?
Ça ne se passera pas comme ça, direction: ma bat-cave! Maman, prépare moi du café, beaucoup de café!"
Voilà comment a probablement commencé le développement du projet Layers of Fear.
Le jeu en lui même n'est pas horrible, mais ça n'est pas non plus transcendant, on est loin des 4,5 sur 5 accompagnés d'un badge "incontournable" que l'on a pu voir en 1ère page d'un site de JV sur lequel les gamers adorent taper (miss Carole Q, dédicace particulière, je n'aime pas tirer sur les ambulances, mais avec cette note, vous prouvez définitivement que connaître le JV n'est pas très important pour y travailler, dommage)...
Pas moche mais pas sublime (ne vous attendez pas à du Fox Engine), une ambiance glauque mais pas effrayante, un gameplay qui fonctionne mais pas de quoi crier au génie. Si vous avez payé pour ouvrir des tiroirs, vous allez en avoir pour votre argent!
Bref, en quoi consiste ce Layers of Fear? Il s'agit d'un jeu en vue FPS, plus proche au final de Gone Home que de PT. Vous avancez dans un manoir mystérieux à la recherche d'indices, tandis que des trucs vous sautent au visage de temps en temps. 2- 3 sursauts, mais vraiment rien d'effrayant ni même d'oppressant. On est loin d'un Outlast ou d'un Deadspace.
Avec un léger sprint, un zoom et un bouton pour relever les indices/ouvrir les tiroirs comme seul gameplay, il est impossible de mourir ou de faire game over ici - c'est peut-être pour cela que la miss citée + haut a mis une aussi bonne note, cela doit être le premier jeu qu'elle termine.
Le bon point pour ceux qui aiment retourner une oeuvre, c'est que celle-ci semble être parsemée de nombreux secrets qu'il faudra découvrir pour en voir le véritable dénouement. Pour ceux qui, comme moi, fond le jeu en ligne droite, par contre, vous en viendrez à bout en une poignée d'heures. En découvrant le titre, il me semble l'avoir terminé en un peu moins ou un peu plus de 3 heures.
En ce qui concerne l'histoire, j'ai vu qu'énormément de gens tentaient de la décrypter, alors que personnellement, même si tout n'est pas nécessairement dans le bon ordre, je l'ai trouvé globalement assez limpide, donc soit j'ai raté quelque chose, soit au contraire, je suis tombé sur des éléments pas évidents à trouver!
Bref, un jeu indépendant correct, mais pas de quoi s'extasier, vite joué, vite oublié, qui a probablement dû être conçu avec une plateforme type unreal engine (mais en beaucoup moins beau, pas trop compris pourquoi ils ne semblent pas s'en être servi d'ailleurs vu que le unreal engine 4 est désormais "gratuit") et qui, pour quelqu'un qui connait le logiciel, doit pouvoir être finalisé SEUL en 6 mois ( prenez en compte les copier/coller des objets)... Il ne restera plus qu'à trouver un musicien pour en composer la BO...