Like a Dragon: Ishin!
7.1
Like a Dragon: Ishin!

Jeu de Ryû ga Gotoku Studio et Sega (2023 · PlayStation 5)

L'honneur ou le déshonneur ne sont pas dans l'épée, mais dans la main qui l'empoigne.

1er jeu de la licence Like a Dragon / Yakuza que je joue et je dois dire que j'ai globalement aimé mon expérience de jeu, même si le jeu n'est clairement pas parfait, j'ai bien envie de me faire la série de jeu Yakuza dans son entièreté.


Découvrez ma critique en vidéo.


Gameplay


Je dois dire que le gameplay dans Like a Dragon: Ishin! est répétitif dans l'ensemble. J'apprécie vraiment d'avoir 4 styles de combat différents à ma disposition (épéiste, pistolet, danseur et mains nues). Cependant, le style au poing est clairement le moins utile et je ne l’ai jamais utilisé, sauf si la mission l'imposait.


Le combat au pistolet ou en mode danseur peut être assez frustrant à cause de l'absence d'une véritable visée ou d'un cadrage précis sur l'ennemi, rendant les combats un peu brouillons.

Petite aparté sur la dernière mission du jeu et son pic de difficulté totalement absurde, où on se retrouve d’un coup avec plusieurs vagues et plusieurs boss / mini-boss.


Enfin, le jeu nous met en place un système de forge permettant d’améliorer notre équipement, j’avoue ne pas l’avoir utiliser une seule fois car durant tout le jeu, nous trouvons du meilleur équipement, et le système est assez contraignant nous demandant de récupérer des objets chiants à récupérer.


Histoire et Réinterprétation du Japon


Le scénario est globalement bon, assez intéressant et très prenant.

Le jeu nous place en 1860, en plein cœur de la période du Bakumatsu, une ère de profonds troubles politiques marquant la fin de l'époque Edo. On incarne Sakamoto Ryōma, un samouraï qui revient dans son foyer après une période d'entraînement. Suite à l'assassinat de son père adoptif par un inconnu maniant un style de sabre unique, notre protagoniste, Ryōma, est accusé du meurtre.


Pour traquer le véritable coupable, il s'enfuit et adopte une identité cachée, celle de Saito Hajime. C'est sous ce nouveau nom que Ryoma rentre dans les rangs du Shinsengumi, la force de police de Kyoto. Car seuls quelques membres de la Shinsengumi manient le style de sabre ayant tué notre père.


Cette quête de vengeance et de justice, sur fond de lutte entre les factions loyalistes et les partisans du Shogun, est vraiment intéressante.


Dans le jeu, nous pouvons nous balader dans Kyo (l'actuelle Kyoto) et cette dernière est bien retranscrite pour l'époque et dépeint parfaitement l'ambiance du milieu du XIXe siècle.

Problème, le jeu nous impose de nombreux allers-retours nécessaires pour faire avancer l'histoire ou les quêtes, cassant le rythme, car durant ces aller-retours, nous allons constamment nous battre contre des bandes d’ennemis qui traînent dans les rues, entraînant une vraie répétitivité à la longue.


Voix et Sons


La mise en scène des cinématiques est vraiment bonne ; l'intensité dramatique et l'action sont parfaitement rendues.


J’ai choisi de jouer avec les voix japonaises, vu que cela est un jeu japonais, et les voix sont excellentes. On peut noter quelque chose de très bien, qui n’a pas toujours été le cas dans un jeu de la saga Yakuza / Like a dragon, la présence de sous-titres en français, et c’est grâce à ça que j’ai décidé de me lancer dans cette série.


Mon principal point négatif ici, c'est le rendu des visages durant de nombreuses scènes, où seules les bouches bougent lors des dialogues, faisant un rendu un peu particulier.


Graphismes et Bugs


Visuellement, le jeu est propre et j'ai adoré l'ambiance de la période.

Par contre, j'ai rencontré un problème récurrent : la caméra n'aime pas les petits endroits et les angles, elle se bloque ou fait des siennes dès que je suis dans un espace confiné, sachant que dans le jeu, on se retrouve souvent à se battre dans des pièces exiguës.


Autre point noire : les sauvegardes automatiques sont foirées. J’ai dû recommencer un bon 20 minutes de jeu car la sauvegarde était très antérieure. Et sachant que la dernière mission dure 1h00 et que vous ne pouvez pas sauvegarder dans cette mission, sachez que si vous quittez durant la mission, vous devrez la recommencer en entier.


Durée de vie


Le jeu possède une durée de vie très correcte. J'ai dépassé les 25 heures de jeu, en incluant environ les trois quarts des quêtes annexes. L'histoire principale est solide et les nombreuses activités secondaires sont un véritable plus.


Petit point sur les quêtes secondaires, certaines sont vraiment mais alors vraiment nulles, elles consistent à amener de la nourriture ou un légume à un personnage une dizaine de fois, en plus d’être répétitif, cela n’apporte clairement aucun amusement.


Points négatifs


  • Sauvegardes automatiques foirées
  • Caméra qui n’aime pas les petits endroits et les angles
  • Répétitif niveau gameplay
  • Pas de véritable visée ou de cadrage sur l’ennemi
  • La bouche bouge seulement dans les dialogues, ce qui rend bizarre les visages
  • Pic de difficulté absurde à la fin
  • Pas mal d’aller-retours
  • Pas d’utilité à la forge réellement

Points positifs


  • Kyo (aujourd’hui Kyoto) une magnifique ville dans son temps
  • La réinterprétation historique du Japon
  • 4 styles de combats différents (même si le style au poing, on l’utilise peu)
  • La mise en scène des cinématiques est vraiment bonne
  • Plus de 25 heures de contenu, incluant ¾ des quêtes annexes
  • Un bon scénario au global, assez intéressant et prenant
  • Des sous-titres en français

En conclusion, j'ai été captivé par le scénario et la réinterprétation historique. Cependant, des problèmes comme les sauvegardes automatiques foirées, une caméra pénible dans les espaces confinés et un gameplay globalement répétitif ont touchés l’expérience globale de jeu. Malgré cela, je mets à Like a Dragon: Ishin! un 7/10.


WanHero
7
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le 9 janv. 2026

Critique lue 12 fois

WanHero

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