Se faire un Yakuza, quand bien même c'est un spin off, c'est comme se faire un nouveau film de Noël ou une nouvelle saison de Top Chef. On a ses repères avec un brin de nouveautés, et on se laisse bercer par l'histoire.
Lost Judgment ne déroge pas à la règle.
J'avais cru comprendre à l'époque que ce jeu prenait part dans un lycée, et cassait sa routine habituelle des quartiers japonais. Mais en fait pas du tout. Le lycée n'est qu'un prétexte, et on y passe peu de temps. On passe le plus clair de notre temps entre Kamurucho et Ijincho avec les quêtes habituelles.
Ici je n'ai pas voulu déambuler à gauche ou à droite. L'histoire principale m'intéressait et j'ai donc tracé en ligne droite, en mode facile. Et pour le coup on ne peut que féliciter le studio pour l'accessibilité. On peut en effet traverser l'aventure aisément pour profiter du scénario et de la mise en scène.
Concernant cette histoire, elle est originale, avec tous les classiques retournements de situation. Le contexte change, le propos également, c'est très appréciable.
Je reste mitigé sur la vision romantique de l'antagoniste/ami tueur d'harceleurs.
La production reste de haute volée. Je n'ai toujours pas d'accroche avec le personnage principal.
Quand bien même c'est agréable d'enfiler ses petits chaussons, j'apprécierai un peu d'audace dans le game design pour renouveler un peu la formule, et casser la routine.
Fini en ligne droite en facile en 16:17:59.