Metal Gear Solid par Foine
La playstation n'a pas volé son succès. Hôtesse de nombreux hits, Metal Gear Solid en est l'un d'eux. Je me le suis refait il y a peu sur PSP. J'ai essayé de regarder ce jeu avec des yeux nouveaux, et pas en tant que fan de la série que je suis... Et le résultat est mitigé.
Tout d'abord, rappelons nous que ce jeu est en fait le troisième de la saga Metal Gear. Mais les épisodes précédents non pas, si mes infos sont exact, vraiment marqué leur temps. Pourquoi? Et bien parce qu'un jeu d'infiltration gagne quand même en intérêt en 3D... une 3D que n'offrait pas la nes...
Maintenant venons en au jeu en lui-même en commençant par les caractéristiques de la saga. Tout d'abords dans Metal Gear, souvent, c'est vous contre le reste du monde. Un soldat s'infiltre dans une base ennemi et doit exécuter ce qui lui est demandé. La narration du jeu passe majoritairement par une radio nommée codec qui, non seulement permet de communiquer dans n'importe quelle situation et de manière silencieuse (on ne se fait jamais repérer) mais qui a aussi la possibilité de stoppé le temps, car des communications de quelques minutes par codec passeront en quelques secondes pour la réalité. Bien sûr je rigole et ce sont des mécaniques utilisées pour la narration, mais quand on y pense... Metal gear c'est aussi de longue cinématique à la réalisation discutable (moi j'aime bien par exemple, mais je pense que ce n'est pas le cas de tout le monde). Ces cinématiques elles aussi sont là pour la narration et au final, se sont elle qui rythme le jeu. Avec plus ou moins d'action ou d'émotion, si on est dans l'ambiance ces cinématiques nous ferons plaisir, si on ne rentre pas dans l'univers du jeu, autant arrêter de jouer à cette série: ne pas apprécier l'ambiance de Metal Gear ou ses cinématiques c'est raté la raison même de son succès.
Mais ce Metal Gear, comment ça ce joue? Et bien ça se joue... De manière étrange, pas très instinctive, mais au final . Un bouton qui permet de s'accroupir/s'allonger. Un pour tirer avec les armes a feu, un pour taper à la main et le dernier pour la vision à la première personne. Les gâchettes quant à elles permettent de gérer les objets et armes sans quitter réellement l'écran de jeu (mais en mettant pause tout de même). Pour tirer avec les armes, étant donné que notre champ de vision réduit dû à la prise de vue du jeu (comme si on était caché dans le plafond), on a le droit à une visée automatique. Notre personnage suit automatiquement les mouvements de ses adversaires (souvent avec un léger retard) et, pendant ce temps-là, on peu les cartonner allègrement sans même les apercevoir à l'écran. On a aussi la possibilité de toquer sur les objets pour attirer les gardes, action non seulement original pour l'époque, mais en plus bigrement pratique pour se faire soit même son chemin au milieu des sentinelles. On aura à notre disposition moultes armes. Bref le jeu possède un gameplay assez rigide mais qui ne gène finalement pas grand-chose à l'époque. Néanmoins, c'est vrai que rejouer au 1 quand on a fini le 4 c'est faire un gros bon en arrière... Et on se dit qu'à l'époque Snake avait un gros balais dans le derrière... Mais ça nous suffisait.
Graphiquement la playstation envoie quelque chose proche de son maximum. De plus, tout le jeu, même les cinématiques, est en graphisme in-game, sauf quelques rares moments pendant lesquels on verra de la vraie vidéo (très courte mais néanmoins présente à plusieurs endroits). Ce qui deviendra, par ailleurs, une caractéristique de la série. Bref on a le droit à des personnages qui, bien que pixelisés, sont non seulement reconnaissablent mais en plus qui arrive à être charismatique. Alors, certes les coupes de cheveux ressembles plus à une masse de polygones qu'autre chose, mais en rentrant dans le jeu c'est supportable, même à notre époque (en tout cas bien plus que FF7...).
Et bien c'est avant tout son scénario selon moi. Un exemple qui montre à quel point c'est bien pensé je trouve. Car j'y ai pensé pal mal de fois en jouant à MGS4: les boss de ce jeu reprenne les animaux des boss du 1... Mais je ne me rappelle pas avoir affronté le mec signé "Octopus" dans le 1. Donc en refaisant le 1 j'ai essayé de voir où il avait disparu. Et j'ai compris alors que ce bonhomme, qui aurait dû être un boss quand on écoute le briefing, meure comme un illustre inconnue et ce dès le début du jeu. Et le jeu, de par son scénario, regorge de petit détail bien originaux. De plus beaucoup de scène très hollywoodienne sont totalement épiques. La descente en rappel d'un tour pendant qu'un Hin-D vous tire dessus, puis dégommer ce Hin-D à la force du poignet... C'est juste trop bon. Snake c'est un peu Jake Bower avant que 24 existe.
Parlons en d'ailleurs de Snake. Le héros qui est censé être ne légende, mais lui ne le croit pas. Et non pas par fausse modestie, mais bien parce que pour lui, il n'est qu'un assassin... Et un assassin n'est pas une légende.
Bref ce que j'aime dans ce metal gear, c'est l'ensemble de petit détail originaux qui font un tout simplement unique. Le combat contre Psycho Mantis est juste exceptionnel tellement il est caractéristique de l'ensemble du jeu (l'écran noir, le fait de nous rappeler qu'on est que des joueurs, de changement de manette...). Mais il n'y a pas que ce combat. Se cacher dans une caisse pour être transporté dans une autre zone... C'est tout con, mais vraiment bon! Regarder la fréquence de Méryle dans le dos de la boite... Bref ce n'est pas le scénario hollywoodien, pas le (super)héros charismatique, mais bien toutes les petites idées de Kojima qui déglingue tout.
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