10
398 critiques
Into the Wild
Seul , nous ne sommes rien face à l'hostilité de Dame Nature. Pas de carcasse , pas de griffes , pas spécialement une grande force. Nous sommes fragiles , comme des enfants. Autrement dit , si tu te...
le 3 juin 2016
Ceux qui avaient gouté aux joutes des premiers épisodes de la saga Metroïd sur NES et Super NES notamment, eurent un choc quand fut présenté le premier et tant attendu épisode Gamecube. En effet, les fondements même de la série étaient remis en cause, puisque pour la première fois, il s’agirait d’un FPS. Certains craignaient une manœuvre de facilité visant à faire un jeu grand public et dans l’air du temps qui n’aurait plus de « Metroïd » que le nom. Des inquiétudes qui se révélèrent finalement infondées.
Et pourtant le premier contact avec Metroïd Prime ne joue pas en sa faveur. Les premières scènes sont plutôt déconcertantes : graphismes peu impressionnants, prise en main complexe, et autant dire qu’on y comprend pas grand-chose à l’histoire. D’autant que le soft ne s’encombre guère de cinématiques.
Passée l’introduction dans la station orbitale, nous voici sur Tallon IV, la planète qui vous servira de terrain de jeu. Commence alors une longue aventure qui va progressivement révéler toute sa richesse.
En quelques mots, sachez que Tallon IV est une planète qui fut contaminée par un étrange virus que les puissants Chozo, qui habitaient autrefois sur place, n’ont su combattre. De leur côté, les Pirates de l’Espace ont récemment mis la main sur cet astre et compte bien exploiter la puissance du Phazon, le fameux mal qui gangrène Tallon. Vous, Samus Aran, allez en profiter pour botter le cul des Pirates que vous maudissez depuis toujours, tout en cherchant à comprendre ce qui a bien pu arriver sur Tallon IV, et ce que vous pourriez faire pour améliorer les choses. Très concrètement, les écrits laissés par la civilisation Chozo décrivent comment ils ont enfermé la source du mal, faute d’être capable de la supprimer. Ce sera à vous de parcourir la surface de la planète afin de trouver les douze artefacts qui vous permettront d’accéder à cet endroit et détruire ce qu’il renferme.
Mais avant d’en arriver là, votre chemin sera semé d’embuches, vous vous en doutez. Il vous faudra traverser à de nombreuses reprises des régions variées, des sommets enneigés de la planète, aux cavernes à l’atmosphère brûlante. Vous devrez y affronter la faune locale devenue hostile suite aux mutations subies par la présence du Phazon mais aussi les Pirates de l’Espace qui ont installé des laboratoires de recherche sur Tallon.
Le début du jeu s’avère globalement laborieux. Déjà parce que vous ne savez pas vraiment où vous devez aller mais aussi parce que votre personnage dispose de peu d’aptitudes. Heureusement celles-ci se développeront au fur et à mesure de votre progression. Vous disposerez progressivement de différents modes de tir, plusieurs types de vision (radioscopique, infrarouge…), double saut, armure plus résistante, etc.
La progression dans le jeu n’est pas aisée, pas seulement à cause de la difficulté assez importante du soft, mais aussi parce que vos objectifs ne sont pas toujours très clairs et parce vous devrez faire un nombre incalculable d’allers et retours entre les différents niveaux. Sans parler du fait que les points de sauvegarde ne sont pas très nombreux et que vous avez souvent l’occasion de mourir entre chacun d’eux, surtout en début de partie, quand votre armure est encore peu résistante.
On conseillera fortement au joueur de ne pas trop se fier aux premières heures de jeu, plutôt mollassonnes et peu excitantes. Soyez sûr que cela vaut le coup de s’accrocher car la suite se révélera de plus en plus riche et trépidante au fur et à mesure que vous vous approprierez les mécanismes du jeu et que vos aptitudes évolueront. La plus fondamentale d’entre elles étant le « boule morphing » qui vous permet de vous transformer en…boule…révélant des endroits jusque là inaccessibles, mais aussi de vous extirper de certains situations difficiles en vous déplaçant beaucoup plus rapidement. Cette transformation n’est pas un gadget mais bel et bien un des aspects les plus importants du gameplay. La vue passant évidemment à la 3e personne lors de ces transformations.
D’une manière générale, Metroïd Prime demande un long apprentissage. La maîtrise du personnage n’est pas simple. Les gars de Retro Studios ont en effet décidé d’exploiter au maximum la manette de la Gamecube. Le résultat est très réussi puisque le panel de possibilités est très supérieur à celui d’un FPS classique. En revanche, il faut un temps d’adaptation pour se faire à l’ensemble des fonctionnalités, et quand bien même, il arrive encore à la fin du jeu qu’on s’emmêle un peu les pinceaux dans un moment de panique.
Dans le même esprit, la carte 3D est difficilement lisible au départ, et pourtant sa maîtrise deviendra vite indispensable. A vous de prendre le temps de la comprendre et vous verrez rapidement que le système proposé est surement le meilleur possible eu égard à la complexité des niveaux. Ces derniers étant d’ailleurs d’une architecture remarquable et un modèle de level-design.
En quelques heures, on finit donc par se rendre compte de la fabuleuse richesse du jeu, si bien que le scepticisme du début laisse place à la fascination.
Tout n’est certes pas parfait néanmoins. Les graphismes tout d’abord, ne sont pas toujours très fins, on a clairement pas entre les mains le jeu le plus impressionnant du cube de Nintendo. Les monstres de base sont parfois assez ridicules (tout le contraire des boss !) et on pestera de les retrouver sempiternellement au même endroit, quand bien même on les ait déjà tué cinquante fois.
Les musiques sont de qualité très inégales aussi. Certains thèmes sont insipides alors que d’autres sont quasi inoubliables. Enfin, et surtout, les très nombreux allers-retours à effectuer pourront en gonfler certains, sans parler des moments où l’on erre à travers les niveaux sans savoir où aller, ou que l’on chute du haut d’une salle parce qu’on vient de rater bêtement une plate-forme.
On pourra regretter également que le scénario soit quasi exclusivement développé par un tas d’inscriptions et de fichiers à scanner. Si vous aimez la lecture, pas de problème, dans le cas contraire, vous n’allez surement pas comprendre grand-chose au pourquoi du comment puisque les cinématiques se font bien rares.
Il y a tant de choses à dire sur Metroïd Prime qu’il n’est pas aisé d’aller à l’essentiel. Notez toutefois qu’il s’adresse au joueur chevronné, qui aime les challenges et qui sait s’armer de patience. Il faudra compter environ vingt heures pour finir le jeu, davantage si vous voulez le faire à 100%.
Dans tous les cas, dites vous bien que Metroïd Prime est bien plus qu’un FPS lambda, mais un des jeux les plus riches et intelligents de la Gamecube. S’il parait désuet sous certains aspects (notamment par ses monstres bêtes et méchants qui suivent un « circuit » sans broncher), il est pourtant un des jeux les plus novateurs et intenses du début des années 2000.
Croisement idéal entre le FPS, le jeu de plate-forme et le jeu d’aventure, Metroïd Prime est un des indispensables de la NGC.
[Test initialement posté sur France Retrogaming le 23 mai 2013]
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Les meilleurs jeux de la GameCube
Créée
le 7 mars 2018
Critique lue 232 fois
10
398 critiques
Seul , nous ne sommes rien face à l'hostilité de Dame Nature. Pas de carcasse , pas de griffes , pas spécialement une grande force. Nous sommes fragiles , comme des enfants. Autrement dit , si tu te...
le 3 juin 2016
4
1 critique
Grand joueur de la saga Metroid en 2D, j'ai passé mon temps a jouer et rejouer en boucle les opus avant Metroid Prime, tout allait pour le meilleur des mondes, jusqu'au jour ou je me suis mis a jouer...
le 25 nov. 2015
9
254 critiques
Metroid est, à la base, la série de Nintendo que j'apprécie le moins (après Animal crossing bien sûr). En effet, l'épisode Snes ne m'a rien dis, l'épisode NES est chiant, tout comme l'épisode DS...
le 20 nov. 2010
7
174 critiques
On connaissait Félix Moati, l'acteur. S'il n'a pas joué que dans des chefs-d'oeuvre, le jeune homme a déjà une filmographie relativement dense. A 28 ans seulement, il sort en ce début d'année, son...
le 12 janv. 2019
7
174 critiques
Le cinéma coréen a le vent en poupe, et il le mérite bien. Ces dernières années, les productions de qualité en provenance du « pays du matin calme » ont explosé. Le créneau fantastique est d’ailleurs...
le 1 sept. 2016
8
174 critiques
A Damien Chazelle, on devait déjà le très bon Whiplash en 2014. A seulement 32 ans, et pour son troisième film en tant que réalisateur, Chazelle se plonge à nouveau dans le monde de la musique avec...
le 22 févr. 2017
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème