C'est un voyage dans le temps.
Une époque à laquelle les jeux étaient un damier d'écrans carrés formant des donjons ou des cartes.
Une époque à laquelle il fallait sonder des murs au hasard en espérant trouver un passage secret.
Une époque à laquelle on te livrait d'ailleurs le jeu avec une carte et un livret, car tous les objets que tu trouveras, il n'y aura rien pour t'expliquer à quoi ils servent.
Une époque à laquelle, évidemment, il n'y a rien pour te dire où aller.
Une époque à laquelle il fallait compter sur tes potes qui y jouaient, sur un guide Console Plus ou sur la Hotline de Nintendo pour voir la fin du jeu.
Le jeu, malgré ces contraintes, garde beaucoup de charme. Certes les combats de boss sont soit trop faciles, soit injustes. Certes le scénario n'a pas grand sens. Certes, la navigation dans les menus pour changer d'arme ou récupérer un objet est fastidieuse au possible.
Mais je ne sais pas, il y a l'excuse de l'époque. Que cette aventure épique et touchante ait pu rentrer sur une cartouche Game Boy, il faut imaginer un peu... A l'époque c'était comme si on te disait que tu pouvais jouer à Street Fighter 2 sur ta calculatrice Texas Instrument.
Et puis bon, c'est le prototype de Secret of Mana. Et là, tout est dit.