La série des Need For Speed a connu ses heures de gloire au moment de la sortie de Need For Speed Underground. Un état de grâce qui a tenu un bon moment et qui a fait que la série a suivi les tendances, presque plus que certaines séries de jeu. Et cela se confirme avec ce dernière épisode.


Pour bien commencer, il faut noter quelques points positif comme la technique. Le jeu est assez bien optimisé, il tourne bien sur des configs moyenne. Mais le gros point positif du jeu et de la franchise, c'est les sensations au volant qui tournent entre arcade et simulation. C'est excellent avec cette formule pleine de simplicité qui permet d'avoir des vrais bons moments très dynamique soutenu par une voiture qui se désaxe pas mal par rapport à la caméra. C'est sans doute le meilleur ajout de ce titre comme fonctionnalité qui valorise le pilotage en drift et une bonne gestion des trajectoires. Tout n’est pas parfait dans la conduite avec des sensations de lenteur même quand on roule à plus de 200 mais globalement quand on a la voiture en main c’est plus que satisfaisant. Malheureusement la conduite et la technique ne font pas tout.


A commencé par l'IA. Les résultats de la plus part des courses dépendront de vos adversaires. Par moment impossible de les rattraper et à d'autres moments ils sont tellement loin qu'on ne les voit plus sur la mini map. Sur des épreuves comme le tout-terrain ou avec la police c'est festival de collisions. Le pire c'est les boss. Un petit choc et vous pouvez finir toutes la course seule. Le challenge est complètement absent et on se dit tout ça pour ça. La dernière courses avec les meilleurs pilotes du pays a été ridiculement simple alors que des courses de base peuvent vous poser des tonnes de problèmes après plusieurs tentatives. Enfin il y a le système de niveau si vous faites une course trop haut niveau pour votre voiture, les chances de victoire sont quasi nulle. Sauf avec beaucoup de chance. Et si vous faites la courses avec un niveau bien trop bas et bien on se sent vite seul sur le circuit. Cela accompagne un scénario basique et prévisible avec peu de personnage modélisé en 3D au point que le jeu utilise des astuces pour réduire le nombre d'animation et des missions scénarisé assez sympa mais beaucoup trop rare. La bonne idée aussi c'est de vous donner le contrôle de 3 personnages différents qui parlent souvent. Bien trop souvent d'ailleurs ce qui fait que l'on a le droit a plein de dialogues et de commentaires qui ne se prêtent parfois pas du tout à la course que l'on est en train de faire.


Pour finir le jeu vous propose de posséder 5 voitures pour les différentes types d'épreuves. C'est quelques choses qui aurait pu être sympa, si avoir une voiture au niveau ne nécessité par de payer des fortunes dans le jeu et d'avoir un système d'amélioration à base de carte aléatoire. Une nouvelle tendance pas forcément le bienvenue qui est une mauvaise idée pour faire du jeu un pay to fast. Car si ne souhaite pas dépenser plus d'argent dans le jeu et bien vous allez devoir farmer, c'est à dire refaire des courses pour gagner argent et speedcard. Il y a également plusieurs activités annexes sur la carte du jeu très chargés en icônes pour que vous passiez du temps comme trouver des épaves de voitures, des pilotes nomades, des jetons à collecter, des panneaux à détruire, des tonnes de défis...


Need For Speed Payback est un jeu qui avait une bonne base et un héritage solide. Mais suivre la tendance en ajoutant du farming et des systèmes pour vous garder sur le jeu sont sans doute les éléments qui empêche de profiter. Les modélisations des personnages en 3D et le niveau de vos adversaires sont des preuves que le développement a été bien plus orienté vers des éléments pour pondre un jeu générique avec peu d'élément vraiment neuf. Finalement ce jeu ne vaut pas plus qu'une dizaine d'euros, a la rigueur essayé de vous lancer sur l'un des anciens opus. Vous gagnerez des sous et le jeu sera certainement plus honnête dans ce qu'il vous propose.

RomainDudu
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le 18 juin 2018

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Romain Durand

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