Je ne suis généralement pas du genre à abandonner au cours d'un jeu. L'histoire, le propos et surtout la crainte de louper un tournant dans le jeu qui rendrait celui-ci incroyable me font souvent persévérer jusqu'au crédit.
Mais Orwell : Ignorance est Strength m'est vraiment tombé des bras.
Sur le principe, c'est la même tambouille. On reprends le gameplay du premier avec une histoire différente, on y rajoute un petit twist permettant de contrôler les foules, un peu plus de budget et hop le tour est joué.
Alors, le gameplay est toujours intéressant mais à un gros point faible. Le jeu nous encourage à ne pas rajouter d'informations que nous ne trouvons pas pertinente mais ne dévoile de nouvelles informations qu'en fonction du temps qui passe ou d'informations que nous trouvions anodines. On se retrouve donc parfois bloqué à ne pas savoir comment avancer ou a savoir quel morceau d'indice à priori inutile est en fait pertinent.
Aussi, l'histoire n'est malheureusement pas très clair dans son ensemble. Trop de noms nous sont bazardés (deux pays différents, des personnages aux multiples identités, des journaux différents) ce qui rends l'histoire confuse. On ne sait pas tant pourquoi certaines personnes ont certaines convictions car le jeu ne prends pas le temps de poser son décor.
Orwell 2 est peut être un cas de ces cas ou le mieux est l'ennemi du bien. En voulant complexifier son histoire et en rajoutant de (trop ?) nombreuses fioritures, le jeu perds son essence propre. Au lieu de perdre la société dans laquelle nous jouons à coup de mensonge, c'est cette fois le joueur qui se perds dans sa propre histoire... douce ironie.