J’aurais adoré aimer Outer Wilds. Depuis six ans, je lis partout des joueurs qui en parlent comme de l’expérience vidéoludique ultime, comme s’il y avait un avant et un après Outer Wilds.
Alors pourquoi ne pas m’être envolé plus tôt vers les étoiles ? Parce que malgré tous ces retours dithyrambiques, j’ai toujours eu, au fond de moi, une petite voix qui me disait de rester en orbite à bonne distance. Que ce n’était pas un jeu pour moi. J’aime les jeux incarnés, avec des personnages forts et des histoires explicites.
Et puis finalement, je me suis lancé, dans l’espoir de connaître moi aussi cet orgasme cosmique.
Et comme prévu… j’ai détesté. Oh pas à cause du pilotage du vaisseau, un peu pénible au début mais auquel on finit par s’habituer. Non, à cause de tout le reste : je n’accroche pas à la direction artistique, je n’aime pas les énigmes, et découvrir via de mystérieuses inscriptions ce qu’il est advenu de cette civilisation qui s’est autodétruite à force de jouer avec la science quantique ne m’a jamais vraiment intéressé.
J’ai quand même insisté. Et puis il y a eu la mort de trop. Celle où la boucle temporelle se referme au moment où tu es dans les entrailles de Cravité, sur le point de mettre la main sur une information essentielle pour ton journal de bord. Déjà que je n’avais pas envie d’y aller la première fois, devoir refaire tout le trajet pour finir le travail, non merci.
Au final, ce jeu n’a été pour moi qu’un long voyage dans le vide intersidéral. Et c’est ça, le plus frustrant. Ça me rend presque triste mais dans l’espace, personne ne m’entendra pleurer et sur senscritique, personne ne lira ce texte, alors autant cesser de me plaindre et retourner faire tacatacatac sur Call of.