Le dernier sursaut de génie d'une entreprise en déliquescence

Ce jeu est extraordinaire dans ses fondements même.


Vous avez déjà certainement déjà mangé un plat ou bu un cocktail, d'une complexité étonnante, mais dont toutes les saveurs étaient présentes, les différentes textures palpables, les odeurs perceptibles. Un équilibre fondamentalement instable mais acquis par la virtuosité de l'artiste conceptualisant le mélange et l'effectuant avec brio.


Overwatch c'est ÇA.


Il y a 99 chances sur 100 que ce soit indigeste, noyé sous les saveurs d'un élément masquant les autres, gâchant par là même le produit.


L'alchimie est étonnante, l'intelligence de la conception permet au jeu d'être agréable pour les amateurs (les nuls en dessous de plat) et pour les hardcore gamers.


La mathématiciens comprendront, des espaces entiers peuvent être générés par une petite partie, caractéristique de ces espaces là.
Ici, il s'agit de toute évidence d'un héro, le héro mascotte du jeu, ce choix n'est pas aléatoire, les virtuoses de Blizzard l'ont compris dès qu'ils l'ont pensé. Je les imagine aisément, totalement dépassés face à leur création, à la manière d'Archimède qui aurait lancé "Eurêka" après avoir été traversé par un éclair de lucidité lors d'une de ses recherches. Les chemins de la création sont impénétrables, mais l'analyse érudite suffit à repérer le génie. Les développeurs et créatifs de Blizzard l'ont effectué et ont, à juste titre, considéré Tracer comme à la fois l'Unique et le Tout, le particulier et l'universel.


C'est la boussole, la ligne directrice, en mettant de coté certaines faiblesses passagères d'équilibrages, irrésolubles lors qu'on a un casting aussi vaste, ce jeu dans ses mécanismes, à la manière de Tracer est absolument INCROYABLE.


Alors pourquoi 9/10 et pas la note parfaite ? N'y voyez aucune considération philosophique sur le concept de la perfection, ce jeu n'est pas parfait. Pourquoi ? Non, je ne suis pas l'un de ceux qui se plaignent du "contenu" comme un enfant tenant son hochet et en demandant 3 autres de couleurs différentes (oui, c'est une attaque frontale contre ces gens là).
Je mets 9 et pas 10 pour le seul et unique défaut du jeu, ses cartes. Je ne vais pas ergoter sur ce point là qui mériterait une critique complète à part.

Strelok
9
Écrit par

Créée

le 26 févr. 2021

Critique lue 86 fois

Overwatch

Overwatch

7

Morthys

le 2 sept. 2016

Suivre

Critique au beurre salé

Cette critique est amenée à évoluer de manière totalement aléatoire au gré des mises à jour que subira le jeu et de mon degré de no-lifitude avec ce dernier (degré déjà beaucoup trop élevé à mon...

Overwatch

Overwatch

9

Kannibal_Stan

le 8 mars 2017

Suivre

Bien parti pour rien foutre de ma vie

J'pouvais pas rester là à regarder ce jeu se faire commenter et critiquer un peu partout sans poser mon avis sur ce jeu qui a marqué la moitié de l'année 2016 dans ma vie de gamer et même encore...

Overwatch

Overwatch

5

silaxe

le 29 janv. 2017

Suivre

Produit standardisé vendu trop cher

Overwatch représente la quintessence des productions Blizzard depuis Diablo III et l'avènement des jeux creux et bidons, nécessitant les qualités techniques de ta grand-mère jouant à CS Go pour la...

La Vengeance 3

La Vengeance 3

4

Strelok

le 18 sept. 2021

Suivre

La vengeance est un plat qui se mange froid batard... Ouais mais nous on t'a niqué tout de suite enc

Le naturalisme forcené dont fait preuve Morsay est fascinant, je m'aventure dans des conjectures un peu audacieuses mais il est très certainement un grand cinéphile fan de Rohmer, Buñuel, Kechiche,...

Frère

Frère

8

Strelok

le 2 mars 2021

Suivre

Сука блять

Une entrée saisissante dans la Russie déliquescente post URSS. On suit un jeune tatar, sorti de l'armée après la première guerre de Tchétchénie, qui rejoint son frère à Peter. C'est rouillé, c'est...

Only God Forgives

Only God Forgives

7

Strelok

le 1 mars 2021

Suivre

Critique de Only God Forgives par Strelok

En préambule, je n'ai aucune expérience du réalisateur. On m'a conseillé de regarder la trilogie Pusher, j'ai vu Bronson et Drive à leur sortie, mais c'est tout, et ça commence à dater. C'est beau,...