Un jeu que j'ai adoré en 2017 (il vous suffit de lire ma critique du jeu original pour voir le fanboy que je suis) et qui est revenu avec une nouvelle édition quelques années après. Que dire, si ce n'est que c'est toujours aussi bon, voire meilleur qu'il y a bientôt 10 ans grâce au troisième trimestre et les nouveautés apportées par Royal. D'autant plus que P5 vanilla m'a ouvert la porte à MegaTen et que cette serie est très vite devenu ma licence de JRPG préférée. Donc oui, je ne peux que recommander Persona 5 Royal, que vous ayez fait l'original ou non...
A condition d'avoir une centaine d'heure devant vous, car le jeu est long. Très long, voire trop long. C'était mon unique reproche par rapport à la version vanilla et ça l'est toujours pour Royal. Et le problème, sur lequel je n'avais pas vraiment réussi à mettre le doigt dessus il y a 10 ans, ne vient pas forcément de sa durée de vie en tant que jeu vidéo. Le problème vient de sa narration qui vient nous interrompre toutes les 5 minutes. En 30 ans de jeu vidéo, je ne suis jamais tombé sur un jeu à ce point effrayé du silence, de juste nous montrer les choses sans devoir systématiquement tout expliquer.
Dans les donjons, chaque énigme est accompagnée de dialogues pour nous expliquer comment la résoudre ou pour nous décrire une nouvelle pièce que l'on découvre. Dans un jeu qui demande 100 heures d'investissement, ça en dévient très vite usant. Ça s'améliore après le troisième Palais, mais ça reste pénible jusqu'à la toute fin du jeu.
Pour la partie vie sociale, le smartphone du MC est assailli de messages tous les deux jours par les Voleurs Fantômes pour nous dire de nous dépêcher de s'attaquer au Palais du Big Bad Boy du mois et lorsque c'est fait, on a droit à des vagues de messages car l'équipe est en flip et se demande si la métanoïa va fonctionner. Les gars, on en est à notre septième donjon et on procède à chaque fois de la même manière ! Bien sûr que ça va marcher, foutez-moi la paix ! Et de la répétition dans ce style, il y en a à tous les étages.
Bref, gros coup de gueule par rapport à la narration et au rythme du jeu à ce niveau-là. SMT Nocturne arrivait à raconter bien plus de choses en 5 heures de cutscenes que P5 en 60-70 heures de jeu (car oui, si on supprime la quantité pharaonique de dialogues, on joue peut-être 25-30 heures à tout casser). C'est d'ailleurs la seule raison qui m'empêche de mettre un 10 à Royal alors que j'en avais fait abstraction pour la version de 2017.
Et malgré tout, je n'arrive pas à détester P5 et P5R ; c'est un jeu "feel good" au niveau de ses personnages, de son scénario, de son ambiance, de sa direction artistique, de ses thématiques et de son OST.
Je pense tout de même lui préférer Persona 3 Reload que j'ai découvert en début d'année, car mieux maitrisé sur pas mal de points, mais Persona 5 restera à jamais un gros coup de cœur pour ma part.
Le premier amour de jeunesse comme on dit <3 <3 <3