Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Project Warlock est clairement inspiré de Doom (le classique, pas celui de 2016, non, mais pour être sûr que vous suiviez, voili voilou…).
Le jeu essaie si dur d’émuler les sensations de Doom que, malheureusement, il en garde aussi les traits négatifs :
Dans quasiment tous les niveaux, on a trois clés de couleurs différentes qu’il va falloir trouver et ensuite backtracker pour dénicher le bon chemin. Ce n’est jamais très fun, d’autant que la carte ne fait même pas l’effort d’afficher où sont les portes et de quelle couleur. Il y a également cette superbe mécanique de devoir trouver 8309 interrupteurs pour abaisser un mur. Vous ne vous rendrez compte qu’il a été baissé que parce que de nouveaux monstres apparaissent. Et surtout, n’oubliez pas de pilonner votre touche interaction, car chaque stage renferme des secrets qui sont juste des murs invisibles qui s’ouvriront pour dévoiler une pauvre potion de vie et autre breloque.
Le jeu ne fait pas l’effort de vous présenter son personnage principal, et chaque section entre les mondes vous offre une bonne tranche de génance via un texte défilant écrit par l’adolescent le plus d4rk de la cour de récré.
La musique est plutôt mauvaise, pas suffisamment mauvaise pour rivaliser avec “Basement” de Resident evil mais juste pas intéressante.
Il y a aussi pas mal de one shot gratuits, du type monstres qui vous attendent au spawn, et sur les derniers niveaux, des trous dans la carte quand vous ne trouvez plus la pédale de frein.
Mais sinon, notre personnage va plus vite que Flash McQueen dans Cars 2 : ouvrir une porte est toujours garant de sensations fortes de repositionnement rapide.
Visuellement le jeu est mi figue mi raisin : par exemple, vous admirez les super beaux sprites des monstres (qu’on a envie de mettre dans sa bouche tellement ils sont stylés), et puis vous lancez un sort, et là, BAM, des VFX 3D qui tranchent avec les jolis pixels.
Du côté technique, je n’ai eu qu'un bug bloquant sur le mode endless où un monstre n’est pas apparu me bloquant dans ma run, et pour une raison que j’ignore le jeu a décidé d’utiliser 95 % de mon gpu free réal estate ou un truc du genre j’imagine ?
Askip, la vie c’est une boîte de chocolat, et bien Project Warlock, c’est comme si la boîte contenait parfois des cailloux peints en chocolat.
Malgré tout, j'ai joué jusqu'au bout du jeu, car j'apprécie ce genre de FPS et j'y ai passé un bon moment. Cependant, Project Warlock n'est pas bienveillant : ses défauts pourraient vite agacer quelqu'un qui a peu d’appétence pour ce type de jeu.